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Dexia : recaser ou licencier ?

Une gestion plutôt prudente a permis à Dexia de ne pas souffrir excessivement de la crise des subprimes, mais comme toutes les autres banques, il faut survivre à l’orage boursier. Et celui-ci s’est transformé en véritable tempête, cette semaine, avec l’annonce de l’octroi d’une ligne de crédit de 5 milliards de dollars à sa filiale américaine FSA (Trends.be).

En pareille circonstance, il faut choisir entre un modèle de gestion du personnel plutôt anglo-saxon (licencier sans états d’âme et réembaucher rapidement avec la reprise) et un modèle, disons plus consensuel, qui favorise les solutions internes (transferts, promotions mais aussi des mises au placard).

Nous souhaitons offrir à nos collaborateurs la possibilité de poursuivre leur carrière chez Dexia , assure Eddy Debrulle, Head of People management. Un interlocuteur bien informé ne dit pas autre chose : Le modèle anglo-saxon, chez Dexia, ça n’est certainement pas le cas.

La banque préfère donc éviter les licenciements à tout prix, mais les mécanismes de reclassement en interne n’existent pas à l’échelle du groupe. Et un minimum de départs paraît inévitable. Quels que soient les changements, ils seront annoncés après le conseil d’administration du 4 juillet. Parmi les hypothèses : plus de synergies entre les divisions market risk et credit risk. Les syndicats craignent également à moyen terme une délocalisation de certaines fonctions back-office en Turquie.

Pour l’heure, Dexia recrute plus qu’il ne licencie. L’effort porte surtout sur les jeunes diplômés. Une source syndicale nuance : 8 sur 10 se voient offrir un package salarial, qui n’est pas suffisamment attractif pour les retenir longtemps. Éviter les plans de suppressions d’emplois est une chose, retenir les talents en est une autre. Une problématique particulièrement gênante pour la salle des marchés de Dexia, où le turnover est nettement supérieur au reste du groupe.

commentaires (4)

Comments
  1. Comme d’habitude, Dexia fait une erreur profonde. C’est probablement à cause de la lourdeur des législations sociales. Au lieu de discuter de BHV ou de discuter de la question de savoir si oui ou non c’est une bonne idée d’envoyer le prince Philippe à Pékin, ces messieurs-dames de la rue de la Loi feraient quand même nettement mieux de rendre la législation du travail plus souple. Ca entraînerait des licenciements dont la presse ferait ses choux gras et des embauches presque aussi nombreuses trois mois plus tard mais dont personne ne parlerait…

  2. J’ai rencontré récemment quelqu’un de chez Dexia et il m’assure que dans les têtes, la fusion n’est pas encore complètement faite. Les anciens du Crédit Communal collaborent plus spontanément entre eux que les anciens de Bacob et inversement. Avec les embauches de nouvelles têtes, les choses progressent mais pas énormément semble-t-il.

  3. Je me demande comment un groupe dont la communication externe cafouille au mauvais moment peut inspirer confiance à son personnel. Les doublons entre les trois composantes vont inévitablement être mis en commun et ça se traduira par des pertes d’emploi inévitables. Le back-office se retrouvera dans le pays où il coûtera le moins cher. Ça ne fera pas plaisir à tout le monde, mais c’est comme ça, il n’y a rien à y faire…

  4. Quand les grands font des erreurs, les petits payent. Cela a toujours marché comme ça. Et ce n’est pas fini. Le mieux serait de donner des pré-pension. Mais bon cela dépend des nombres de licenciement.
    La seule chose a faire serait de réduire le salaire des patrons. Mais bon…

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