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Le bon moment pour un passage dans l’administration ?

Les services publics fédéraux (SPF) recherchent actuellement des top managers pour prendre la tête des différentes administrations, notamment celle Finances. Depuis la réforme Copernic en 2000, dont les objectifs étaient de simplifier, rendre plus efficace et dépolitiser la fonction publique, le sommet de la hiérarchie est confié à des top managers pour une durée de six ans. Les premiers mandats se terminent dans les mois qui viennent.

Malgré son image bureaucratique, le service public fédéral (SPF) Finances présente certains atouts pour un candidat financier en quête de nouveaux horizons : qualité des formations, possibilité de faire carrière quel que soit l’âge, développer son réseau et, contrairement aux idées reçues, une certaine liberté et créativité qui n’existent pas toujours dans le privé en raison des contraintes fortes de rentabilité. Les fiscalistes exposés à des délocalisations trouveront également au SPF Finances la sécurité de l’emploi. Il m’arrive de rencontrer des candidats qui mentionnent l’approche “service public” parmi leurs motivations , ajoute Michel Duchene, recruteur au SPF Finances.

Rémunération non négociable

C’est le Selor , bureau de sélection de l’administration fédérale, qui recrute ces top managers. Les offres et les résultats des procédures de recrutement sont publiés dans le Moniteur Belge. La rémunération est fixée à l’avance et n’est pas négociable. Elle est publiée au centime près dans le Moniteur Belge. Pour présider le comité de direction du service public fédéral Finances, le montant du traitement annuel brut de début (indexé) est fixé à 167 957,33 euros.

À l’issue de ce mandat de six ans, rien n’empêche de retourner dans le secteur privé pour y valoriser son carnet d’adresses… Toutefois, les professionnels qui rejoignent les employeurs privés ne sont pas légion. Gaelle Auriel, branch manager chez Axis, résume le sentiment chez les cabinets de recrutement : Nous avons vraiment très peu de candidats qui proviennent du SPF.

commentaires (2)

Comments
  1. Un passage par l’administration des Finances est séduisant uniquement en théorie et pas du tout dans la pratique. En outre, je suis plus que sceptique sur la réalité de la dépolitisation de ces nominations. En Belgique, ce genre de tradition a la vie dure. Dans la presse quand on lit un article sur les nouvelles affectations des ambassadeurs, leur nom est immédiatement suivi par une parenthèse qui indique de quel parti ils portent les couleurs. Pourquoi en irait-il autrement aux Finances ? Je n’ai pas envie d’être obligé de prendre la carte d’un parti. Je n’ai pas envie d’être associé à un parti ad vitam aeternam. Si je veux alimenter mon carnet d’adresses, il y a le cercle de Lorraine et d’autres points de rencontre de ce type.

  2. Partir vers le public ? Encore faut-il pouvoir trouver un point de chute après six ans ? La réforme Copernic ne va pas du tout assez loin. Recruter des top managers de cette façon et garder la même façon de recruter les fonctionnaires est totalement contre-productif. Est-ce que vous avez déjà obtenu un interlocuteur compétent et disponible sans avoir l’impression que tout un bâtiment de l’administration se repasse votre coup de fil comme une patate chaude ? Est- ce que vous avez l’impression que l’accueil du public est à la hauteur ? Les files aux guichets avancent à la vitesse d’un escargot endormi. A part en toute fin de carrière, partir du privé pour diriger une administration est une lourde erreur.

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