Bilan 2008

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N'importe quelle autre année, les noms de Jérôme Kerviel ou de Bernard Madoff domineraient le bilan de l'année. Mais 2008 est loin d'avoir été une année comme les autres. Le secteur de la banque et des finances présente un visage très différent de celui qu'il avait il y a douze mois. Ne nous voilons pas la face : il y a eu de nombreuses raisons de pousser de gros soupirs. Ne sombrons pas dans l'aveuglement : tout n'est pas noir pour autant.

En vogue

Compliance

Frédéric Vink, manager financial services chez Robert Walters, observe : Les profils compliance sont restés très demandés en 2008. La tempête d'automne a renforcé la demande pour les fonctions estampillées compliance . Plus que jamais, les banques souhaitent être en conformité avec les réglementations qui les gouvernent.

La banque électronique

Chez la banque en ligne Keytrade, les mois d'octobre et novembre ont été plantureux. On a battu des records d'ouvertures de compte , se réjouit Thibaut de Barsy, directeur du marketing et des ventes. En 2009, Keytrade s'attend à augmenter ses effectifs d'un peu plus de 10 %. Outre la conjoncture, il y a une autre explication à ce succès : la Belgique a obtenu la première place dans un classement européen mesurant la qualité de l'e-banking.

Risk management

Frédéric Vink détecte une tendance : Dans les salles de marchés, certains pensent se réorienter vers le risk management. Après une année où c'est un euphémisme d'écrire que les marchés ont été secoués, toutes les fonctions liées à la gestion du risque ont le vent en poupe.

Credit management

En dehors du secteur de la banque et de la finance, les directions financières des entreprises ont besoin de spécialistes de credit management . Les employeurs semblent penser que pour négocier avec un banquier, rien ne vaut un ex-banquier.

La défense des actionnaires

Ils partagent leur emploi du temps entre conférences de presse et prétoires. Les événements de l'automne ont poussé le cabinet d'avocats Modrikamen, Test-Achats et Deminor sur le devant de la scène. Ils terminent l'année en unissant leurs forces. Ensemble, ils fédèrent 10 % du capital de Fortis.

En berne

Entrer en Bourse

2008 n'était pas la meilleure année pour entrer en Bourse. Une étude d'Ernst & Young est éloquente : 1979 IPOs en 2007, 676 pour les trois premiers trimestres de 2008. Et ce n'est pas la façon dont les marchés boursiers se sont comportés durant le dernier trimestre de l'année qui va renverser la tendance.

Private banking

La banque privée fait partie des victimes de la volatilité actuelle des marchés. Fabrice Mahieu, executive director chez Robert Walters, constate : On enregistre un net recul de la demande sur les fonctions de private banking.

Les salaires

Les négociations sont beaucoup plus raisonnables , constate Fabrice Mahieu. Il y a quelques mois, les cabinets de recrutement avaient nettement plus de mal qu'actuellement à trouver des candidats. Désormais, il y a beaucoup plus de monde sur le marché. Conséquence logique : les packages salariaux sont sous pression.

Conquérir le reste du monde

L'expansion géographique semble être passée de mode. Parmi les mesures de réduction des coûts annoncées, KBC annonce des compressions de coûts et soumettra ses opérations en dehors de ses marchés domestiques à une analyse approfondie afin d'établir si elles comptent réellement parmi ses activités de base... .

Fortis

L'action Fortis n'est plus que celle d'un holding, la banque est vendue à BNP Paribas. Les actionnaires sont mécontents. Les rebondissements juridiques promettent d'être encore nombreux. Pendant ce temps, les meilleurs collaborateurs constituent des proies tentantes pour les chasseurs de têtes. Il semble que ça serait une bonne idée pour les meilleurs de changer d'employeur maintenant, avant qu'une future réorganisation mette beaucoup de monde sur le marché.

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