D'UN RECONVERTI EN MBA : Ce que j'ai appris lors des entretiens

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Les choses s'améliorent ! Depuis mon dernier article, le marché a continué de se renforcer et j'ai eu suffisamment de chance pour passer des entretiens dans différentes entreprises, dont trois banques bulge bracket et quatre boutiques. En attendant de savoir si je vais recevoir des offres, je continue de croiser les doigts.

Ayant vécu plusieurs entretiens en quelques semaines, je sens que je suis en train de développer une véritable expertise sur les attentes des recruteurs au cours d'un entretien dans les services financiers. Sans oublier que j'ai vu un certain nombre de mes anciens camarades impliqués dans le même processus. Ayant mis en commun nos connaissances, voici nos conclusions :

LES QUESTIONS SONT TOTALEMENT PRÉVISIBLES

J'ai passé tous mes entretiens avec des managing directors. Il n'empêche, les questions ont été moins techniques que je ne le croyais. Les recruteurs veulent que les candidats comprennent parfaitement ce qui se passe dans le monde de la finance et qu'ils aient de bonnes connaissances de leur entreprise.

D'après mon expérience, confirmée par des camarades de promotion, ils considèrent que le seul fait d'étudier un MBA avec une spécialisation en finance signifie que vous aurez les connaissances techniques nécessaires.

Les questions typiques peuvent donc être :

Expliquez en quoi votre expérience passée et le MBA vont nous servir ?

Pourquoi avez-vous choisi d'étudier un MBA ?

Pourquoi voulez-vous changer de carrière ?

Pourquoi voulez-vous travailler pour cette entreprise / groupe / équipe ?

Quelle est la plus grande menace pour le monde financier sur les 12 / 24 / 36 prochains mois ?

Les marchés sont-ils efficients ?

Qui / que faut-il blâmer pour la crise financière ?

La meilleure façon de se préparer à ces questions est de lire. Lisez quotidiennement le Financial Times ou le Wall Street Journal, mais aussi des livres d'actualité, des éditos ou des blogs sur le web et recherchez des informations sur l'entreprise pour laquelle vous postulez.

Les recruteurs savent que je peux actualiser un flux de trésorerie (DCF) ou calculer le coût moyen pondéré du capital (WACC), mais ce qu'ils veulent vraiment savoir, c'est si j'ai une idée du milieu dans lequel je suis sur le point de rentrer.

L'ORIGINALITÉ EST UNE VALEUR SÛRE

Tant que vous ne tombez pas dans l'aberration, les recruteurs apprécient les réponses originales. L'originalité leur donne un fidèle aperçu de votre mode de pensée, et fournit un sujet de discussion.

Récemment, on m'a par exemple demandé : Qu'est ce qui a causé la crise du crédit ? Ma réponse était le prix bas du pétrole au cours des 20 dernières années. J'ai ensuite tenté de démontrer la logique de ma réponse. Le recruteur et moi avons ensuite débattu sur différents points (dont un certain nombre sur lesquels il était en désaccord), mais cela a permis de fournir une conversation enrichissante et à la fin il m'a dit qu'il était impressionné par ma pensée. Je crois que le fait d'être original, si cela est suffisamment bien amené, marquera l'esprit du recruteur et pourra vous aider à sortir du lot.

MIEUX VAUT SAVOIR CERNER VOTRE INTERLOCUTEUR...

Le succès réside dans votre capacité à vous adapter au style de votre interlocuteur le plus rapidement possible, de préférence dès les deux premières minutes. Si on devait les classer (et mes pairs sont d'accord), les recruteurs sont soit structurés ou spontanés, soit dominateurs ou passifs.

Pour les entretiens structurés, j'opte pour des réponses courtes et précises, en attendant la prochaine question. Pour le recruteur spontané, je réponds à la question tout en veillant à souligner les points que je veux mettre en évidence.

Pour le recruteur dominant, je m'assure que je lui laisse prendre les devants et que je ne marche pas sur ses plates bandes. Les recruteurs dominants n'hésitent pas à vous interrompre dans vos réponses ni de changer de question en plein milieu d'une de vos réponses. Veillez à ne pas les laisser vous déstabiliser. Quant aux recruteurs passifs, ils vous coupent rarement dans une réponse, donc allez directement à l'essentiel.

Un ancien camarade s'est vu répondre par une entreprise dans laquelle il a passé un entretien qu'il s'était disqualifié lui-même pour le deuxième round en donnant trop d'informations. Dans le même ordre d'idée, je suis récemment passé à côté d'un second round parce que le recruteur a estimé que j'avais fait trop de circonvolutions avant de répondre directement à la question.

... ET ÊTRE SUR LA MÊME LONGUEUR D'ONDES QUE LUI

Être sur la même longueur d'ondes suppose d'être capable de cerner votre interlocuteur et de mettre en avant votre personnalité. Vous ne pouvez pas être au diapason avec tout le monde, mais vous pouvez augmenter cette probabilité en jouant la carte de la sympathie et en trouvant des points communs.

Cela m'est dernièrement arrivé avec un conseiller financier qui me faisait passer un entretien, parce que je savais qu'il était sorti de l'école au cours de la dernière récession et qu'il serait capable de faire preuve d'empathie à mon égard.

Lors d'un autre entretien, j'ai été en mesure d'être sur la même longueur d'ondes en parlant de notre amour mutuel pour le marathon et combien l'entreprise était réputée pour son club de gym.

En revanche, lors d'un récent entretien en banque, le managing director n'a pas compris pourquoi je n'avais pas de travail et soupçonnait que quelque chose n'allait pas. Il ne croyait même pas que beaucoup de mes amis de promotion étaient dans la même situation. Il s'est avéré qu'il était sorti de l'école en plein boom économique et n'avait jamais galéré.

J'espère que ces idées seront utiles. Je vous encourage à partager vos propres histoires et conseils. J'ai hâte de les lire et d'acquérir des connaissances supplémentaires qui nous aideront tous à améliorer nos techniques d'entretien à l'avenir !

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