ÉDITO : Quand le bonus des uns fait le malheur des autres

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Le président américain Barack Obama a ouvert le bal en décidant de fixer à 500 000 $ (un peu moins de 385 000 €) la rémunération annuelle maximale des dirigeants de banque bénéficiant d'une aide publique (La Tribune.fr).

La France n'a pas tardé à lui emboîter le pas. La pression du gouvernement aura eu raison des réticences de certains banquiers à renoncer in extremis à leurs bonus pour 2008, la ministre de l'Économie Christine Lagarde allant jusqu'à les menacer verbalement d'aller trouver un autre guichet . Quant au président Sarkozy, il s'en est directement pris aux traders lors d'une intervention télévisée, fustigeant leur système de rémunération . Une dénonciation suivie par la révélation de l'existence d'un projet de code éthique censé réguler les fameux bonus (Le Monde.fr).

De ce fait, la France sera le premier pays à limiter les bonus des traders. Certes, les arguments des détracteurs de ce mode de rémunération relèvent du bon sens, surtout par temps de crise. Mais une question demeure : tout le monde parle-t-il des mêmes bonus ? Car si d'un côté, il y a les sommes astronomiques versées par certaines banques à leurs dirigeants et traders vedettes, de l'autre existent des bonus bien plus modestes, versés à des salariés qui ont, pour certains, réellement fait gagner de l'argent à leur banque.

Bonus ou bonus ?

Il faut bien admettre que lors de la publication de leurs études annuelles de rémunération, les cabinets de recrutement basés dans l'Hexagone ne se sont jamais montrés très loquaces sur les bonus, arguant que le sujet était plus ou moins tabou. Un flou artistique qui a eu pour effet de rendre opaque cette pratique, notamment auprès du grand public.

Pourtant, à Wall Street, un certain nombre d'employés touchent une bonne part de leur rémunération par ce biais, y compris certains bas salaires. Ces employés comptent sur leur bonus autant qu'un vendeur sur sa commission , rappelle Jason Weisberg, vice-président de la firme de courtage Seaport Securities (Associated Press).

Aux États-Unis, le montant des bonus se serait élevé à 18,4milliards de dollars en 2008. Mais faut-il rappeler aux pourfendeurs du système capitaliste que le bonus annuel moyen est de 112 000$, soit le double du revenu moyen américain ? Un montant qui, par ailleurs, est en chute libre de 36,7 % par rapport à 2007...

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