La crise s'installe, plus personne ne bouge...

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Il est trop tôt pour savoir quel sera l'impact des subprimes en Belgique, mais il est grand temps de s'y préparer.

Janvier 2008 s'est terminé dans une atmosphère de cacophonie économique et boursière: incertitude sur l'identité des victimes éventuelles des subprimes en Europe, mouvements violents sur les marchés boursiers et pour couronner le tout, un seul trader a fait perdre 5 milliards d'euros à la Société Générale!

En attendant de savoir si des banques belges ont été atteintes par la crise du crédit hypothécaire américain, le climat est à la prudence. Pour Mary Pitsy oude Hendrikman, associée du cabinet de chasseurs de têtes Boyden en Belgique, nous sommes dans une époque de turbulences, qui pénalise dans l'immédiat davantage le middle management que l'échelon supérieur, niveau où les missions d'executive search se réalisent sur un plus long terme. Les banques ont également beaucoup plus le cceur à embaucher des auditeurs internes et autres professionnels de la gestion des risques que des traders...

Des candidats plus prudents

Les difficultés actuelles pourraient entraîner un afflux en Belgique de professionnels de la finance qui quitteraient Londres, bonus en poche. Mais avec des salaires belges moitié moins élevés en moyenne que dans La City, cette migration devrait rester limitée. Pour les professionnels basés au Luxembourg, l'immobilisme sera de règle jusqu'au versement des bonus annuels (février ou mars).

La phase de croissance engagée en 2003-2004 a permis aux profils les plus pointus et aux managers les plus en vue de changer de fonction ou d'employeur s'ils le souhaitaient. Fin 2007, les bons candidats avaient déjà bougé, résume Frédéric Vink, manager financial services permanent recruitment chez Robert Walters. Si le climat économique reste instable, les employeurs et les cabinets de recrutement seront face à des professionnels bien décidés à conserver leur place.

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