Quel impact ont les fermetures d’agences sur l’emploi bancaire en Belgique ?

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La direction belge de la banque ING vient de confirmer son projet de réduire son réseau d’une « petite » quarantaine d’agences, trop proches les unes des autres et donc peu fréquentées, principalement à Bruxelles et en Wallonie. « Il s’agit d’une réduction de moins de 5 % de notre réseau de 773 agences », explique une porte-parole de la banque (L’Echo). L’opération devrait s’étaler sur une période de deux ans. Une réorganisation du réseau a déjà eu lieu en Flandre, ce qui explique que le projet actuel ne devrait toucher que le Centre et le Sud du pays.

Cette volonté de réduire le nombre d’agences bancaires ne concerne pas seulement ING mais quasiment toutes les banques disposant d’agences sur le sol belge et qui évaluent constamment leur réseau en regroupant notamment des agences de proximité. Ce qui ne se traduit pas forcément par des suppressions d’emplois, le personnel pouvant être reclassé dans les agences fusionnées ou au sein de la banque. « Même BNP Paribas Fortis s’interroge tout au long de l’année sur l’amélioration de son réseau. Je ne vois ici, avec les informations en ma possession aucun scoop. Cela en sera un si demain ING annonce une réduction de son réseau et de l’emploi », rappelle Jean-Michel Cappoen du SETC.

20 % d’emplois supprimés depuis 2000

Il existe cependant une corrélation entre les fermetures d’agences et le niveau de l’emploi dans le secteur bancaire. Selon la base de données de Febelfin, l’association belge des banques, la Belgique comptait en 2000 quelques 6 693 agences bancaires. Onze ans plus tard, elles n’étaient plus que 3 881, soit une diminution de 42 %. Sur la même période, le nombre d’emplois dans le secteur bancaire a également diminué, même si c’est dans une moindre mesure. En 2000, 76 364 personnes travaillaient dans le secteur bancaire contre 60 860 en 2011, soit une diminution d’un peu plus de 20 %.

L’érosion des emplois dans la banque de détail n’est en tout cas pas prête de s’arrêter étant donné que le réseau belge d’agences est encore dense et que la banque en ligne continue son développement. « Nous enregistrons de plus en plus d’opérations simples en ligne et de moins en moins dans les agences. De plus en matière de conseil, il est possible de se déplacer chez le client où ailleurs », poursuit la porte-parole d’ING.

D’après l’enquête annuelle menée par Febelfin auprès de ses membres, le nombre d’appareils de banque en Belgique a augmenté l’an dernier de 2,5 % par rapport à 2010. Comparé à dix ans auparavant, on dénombre plus d’un tiers (+ 38 %) d’appareils supplémentaires. Inversement, le nombre d’agences bancaires occupant du personnel a diminué de 2,2 % par rapport à 2010 et comparé à fin 2001, la diminution est d’un tiers.

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