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Fortis est-elle contagieuse pour les autres banques belges ?

Dexia et KBC subiront-elles le sort de Fortis ? Dans sa chronique hebdomadaire, Amid Faljaoui de Trends s’interroge : Les autres banques belges ne se portent pas beaucoup mieux et toutes ont vu leurs cours de Bourse chuter de manière dramatique. Pourtant, ni le patron de Dexia ni celui de KBC n’ont vu leur tête mise à prix par certains actionnaires. Pourquoi cette différence de traitement ?

Selon certains observateurs, l’origine des soucis actuels de Fortis est surtout à chercher dans le mauvais timing de la décision du rachat d’ABN-Amro. Pour Peter Baert, Director Competence Center Banking du cabinet de recrutement Trifinance, le contexte chez Fortis est plus difficile, les choses y sont plus compliquées que dans le reste du secteur .

Même si la filiale américaine de Dexia peut réserver des surprises, Frédérique Tavernier, déléguée syndicale chez Dexia, n’est pas inquiète : La direction semble faire preuve de plus de transparence que celle de Fortis, notamment au niveau du conseil d’entreprise et du conseil d’entreprise européen. Axel Miller est dur en négociation, mais il est ouvert à la discussion.

Et puis le départ d’un patron ne clôt finalement pas le débat. La preuve : le départ de Jean-Paul Votron n’a pas suffi à calmer la tempête boursière qui frappe Fortis, c’est à présent Maurice Lippens qui attire les critiques.

Les salariés souhaitent déplacer le débat : qu’on leur parle de leur futur, de la stratégie de leur entreprise, pas du salaire que leur patron perçoit à son départ (1,3 million d’euros dans le cas de Jean-Paul Votron). Chez Fortis, le système d’évaluation, et le bonus qui y est lié, ont été revus de telle façon que de nombreux employés recevront un montant confortable en plus de leur salaire de juillet. Voilà qui est matière à calmer la polémique…

commentaires (3)

Comments
  1. Je viens de lire que ING avait envisagé de racheter Fortis. Ils n’en ont rien fait. Ouf ! Ils n’auraient fait que reprendre les problèmes de Fortis. Une fusion mettrait un temps fou à donner des résultats positifs ! Les problèmes liés au rachat d’ABN-Amro ne feraient que se reporter en cascade. Et il n’est pas complètement certain que les autorités européennes autoriseraient l’opération !

  2. La stratégie est décidée par le CEO. Fortis vit actuellement avec un CEO intérimaire. Le groupe est donc incertain de sa stratégie à long terme tant qu’un remplaçant définitif de monsieur Votron ne sera pas trouvé. Le geste le plus intelligent serait de nommer Herman Verwilst à titre définitif le plus vite possible. Les salariés ont besoin de stabilité, d’être rassurés ! Tant que la crise des subprimes continuera de peser sur l’économie mondiale, les banques souffriront et ce n’est pas le fait de remplacer un ou deux dirigeants avec des parachutes dorés qui y changera quelque chose.

  3. Je pense qu’un départ de Maurice Lippens est inéluctable : il a décidé au moins autant que Jean-Paul Votron de lancer Fortis dans l’opération ABN-Amro à un moment où on commençait déjà à parler des subprimes. On ne joue pas au têtes brûlées quand il y a des milliers de salariés derrière vous !

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