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Les profils financiers, des enfants (trop) gâtés ?

Un marché de l’emploi favorable fait naître de nouvelles exigences chez les candidats. Or un caprice peut, tôt ou tard, se retourner contre vous.

Certains candidats profitent de la situation pour négocier parfois à outrance. Ceci dit, les salaires étant déjà compétitifs et les packages optimisés, il est difficile de jouer la surenchère , prévient Fabrice Mahieu, directeur banking & financial services chez Michael Page.

Attention à ne pas trop tirer sur la corde donc. Certains candidats avec un profil de 3 à 5 ans d’expérience ratent des opportunités de développement de carrière intéressantes au profit d’un calcul financier à court terme , poursuit-il. C’est le cas des professionnels de l’audit externe et du consulting qui désirent évoluer vers une fonction opérationnelle (business analyst, financial controler, finance manager,…). Ils gardent en tête le référentiel de faveurs dont ils ont jusqu’alors disposé (voiture, indemnités de représentation, GSM, ordinateur portable…), parfois très éloigné de ce qui est offert pour ces postes.

Ce matérialisme semble toutefois céder la place à de nouvelles considérations. La génération d’aujourd’hui s’intéresse de plus en plus aux possibilités de formation et de carrière sur le long terme. Les assurances et les jours de congés supplémentaires ont aussi la cote , relève indique Annick Rombouts, senior regional director Benelux chez Robert Half International.

Près de chez soi

Quoi qu’il en soit, les recruteurs continuent de buter contre le manque de mobilité. Difficile de déloger un candidat bruxellois de la capitale pour travailler en région liégeoise… On a l’impression que c’est le bout du monde ! , estime Lydivine Marie, consultante chez Norman Alex, cabinet de recrutement spécialisé dans la banque privée.

Pour remédier au problème, de plus en plus d’entreprises proposent le télétravail pour éviter les heures de bouchons, constate Fabrice Mahieu Pour des candidats privilégiant une carrière internationale, la région de Bruxelles, où se concentrent la plupart des quartiers européens des grands groupes, reste un must . Par conséquent, le cabinet doit régulièrement faire appel à son réseau pour attirer des candidats des pays limitrophes, notamment français, pour des fonctions headquarters. Le Belge serait en effet réticent à passer plus de 30% par semaine à l’étranger, hors de son cocon familial.

commentaires (1)

Comments
  1. En fait j’ai une carrière plutôt internationale US, Argentine, Afrique du Sud, Egypte, Maghreb, Europe de l’Est et bien sûr partout dans le reste de l’Europe. En tant que consultant avec une famille, j’apprécie encore mes missions plutôt de courtes durées à l’étranger malgré les distances. En fait je préfère travailler loin plutôt que dans des pays limitrophes tels que les Pays bas mal desservis en train contrairement à Paris avec son Thalys. En tant que Bruxellois, expliquez-moi pourquoi aller travailler à Liège alors que des milliers de navetteurs viennent travailler à Bruxelles tous les jours. N’y-a-t-il pas assez de travail à Bruxelles pour aller à Liège, le jour où cela sera le cas, j’irai travailler à Liège mais pour le moment, l’incitant n’y est pas.

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