C’est peut-être le moment de vous spécialiser dans l’assurance-vie haut de gamme en Belgique

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Le ministre des Finances Steven Vanackere a expliqué qu’il n’y aurait pas d’impôt sur la fortune en Belgique sous la législature actuelle qui se termine en 2014, rapporte le quotidien De Morgen. La Belgique, qui d’après le site Mediapart arrive déjà en deuxième position juste derrière la Suisse dans le palmarès des pays les plus attractifs fiscalement pour les Français redevables de l’ISF, va donc continuer d’attirer les riches.

Et donc renforcer encore un peu plus la présence des compagnies d’assurance françaises qui depuis déjà de nombreuses années y développent leur activité d’assurance vie. Les compagnies d’assurance traditionnelles tout comme les filiales d’assurance de groupes bancaires y ont implanté des filiales pour distribuer leurs contrats hauts de gamme auprès d’une clientèle aisée attirée par les avantages fiscaux de contrats d’assurance vie de droit local et par les placements sophistiqués (La Tribune.fr).

Selon Assuralia, l’Union professionnelle des entreprises d’assurance belges, Axa est particulièrement active dans le pays : avec 3 millions de clients et 13% de parts de marché, la compagnie se classe même au troisième rang des assureurs belges, derrière AG Insurance et KBC Assurances. Outre Axa Belgium, on peut aussi noter la présence d’Aviva Vie ou Cardif Vie (BNP Paribas).

Pénurie d’experts

Cependant, il n’y a pas que les riches clients français qui placent leur argent dans l’assurance vie belge. Selon les dernières statistiques de l’observatoire de l’épargne européenne, la Belgique est la championne d’Europe de l’épargne. D’après une étude d’ING sur le patrimoine des Belges, ces derniers épargneraient environ 20 milliards par an. Si la crise a engendré une préférence sans précédent pour les actifs sans risque qui représentent maintenant plus de la moitié du portefeuille des Belges, d’autres actifs perçus comme moins risqués (fonds de pensions et assurances-vie) ont également eu la faveur des ménages : ce portefeuille a augmenté de 51,5 milliards d’euros pour atteindre 230 milliards d’euros en mars dernier.

Les besoins sont donc bel et bien là. Mais quels sont les profils recherchés ? Du fait de la sophistication des contrats d’assurances, les experts en modélisation des risques sont activement recherchés. Joël Poilvache, directeur de Robert Half Financial Services Belgique, va jusqu’à parler de pénurie de talents techniques dans l’assurance, notamment pour tout ce qui concerne la connaissance approfondie de la réglementation actuelle et Solvency II. Et les besoins ne sont pas prêts de se tarir. « L’assurance fait face au besoin de renouveler une génération d’experts qui dans quelques années prendront leur retraite », rappelle Tanguy van Reeth, managing partners de Transearch International.

Et dans l’hypothèse où l’assurance vie viendrait à se tarir, certains ont déjà pris les devants. C’est le cas du groupe belge Ageas qui vient de conclure le rachat la filiale d’assurance non-vie de Groupama au Royaume-Uni afin de recentrer son offre sur l’assurance dommages et limiter l’impact sur son activité des taux d’intérêts bas et des changements de réglementations. « Notre objectif est d’encore renforcer notre position dans les marchés émergents et de poursuivre notre rééquilibrage entre revenus de souscription, de commissions et de placements », a expliqué son directeur général Bart De Smet (Reuters).

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