Sarkozy fait du pied aux banques d'investissement à Londres

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Les politiques ne sont pas à une contradiction près. Alors que les banques d'investissement ont été continuellement montrées du doigt par le gouvernement français depuis le début de la crise, Nicolas Sarkozy se serait rendu discrètement à Londres pour séduire ces dernières et les convaincre de choisir de venir s'installer à Paris au détriment de Londres, selon le Sunday Times.

Le président français aurait rencontré plusieurs responsables de banques d'investissement européennes basées dans le Square Mile ou les Docklands et leur aurait offert des crédits d'impôts allant jusqu'à 20 ans.

L'adoption récente en Grande-Bretagne de la taxe bancaire, la réforme de l'impôt sur les hauts revenus, et de nouvelles rumeurs sur une possible prolongation de la taxe sur les bonus ont tendu une énorme perche à la place financière parisienne. Quasiment 4.000 professionnels seniors auraient d'ailleurs déjà quitté la City au cours du premier semestre, selon le cabinet de conseil IMAS.

Bien que les grandes banques d'investissement soient peu enclines à relocaliser leur siège, la plupart étudient des plans de relocalisation d'une partie de leurs équipes, à l'instar d'HSBC qui hésite entre Paris et Hong-Kong. Un responsable d'une banque interviewé par le journal confie qu'il anticipe une baisse de ses effectifs sur Londres de 10 à 15% dans les deux prochaines années.

En revanche, rien n'indique que les établissements favoriseraient Paris, l'Allemagne notamment ayant proposé des allégements fiscaux similaires. Les ministres des finance d'un certain nombre de pays européen nous ont fait comprendre que l'on pouvait demander ce que l'on voulait. Et que si l'on envisage de déplacer notre siège, tout est possible , confie un directeur d'une banque d'investissement.

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