KBC : à la recherche de perles rares

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L'actualité n'a guère épargné KBC en ce début de deuxième semestre. En l'espace d'une grosse semaine se sont succédé la démission (pour raison de santé) du CEO André Bergen et une enquête sur un possible délit d'initié concernant le ministre fédéral Étienne Schouppe. Last but not least, le cabinet Modrikamen annonce une action en justice parce que KBC n'aurait pas informé correctement ses clients à propos des risques liés aux CDO.

Pendant ce temps, la banque fait le gros dos et affronte la tempête avec un personnel qui est tenu informé. Viviane Huybrecht, porte-parole, détaille les mesures : Depuis septembre 2008, nous avons pratiqué une communication interne intense. Pendant les périodes les plus critiques, nous avons communiqué des informations presque tous les jours au personnel. En outre, nous avons ouvert une section spéciale sur l'Intranet de KBC.

Ces efforts de transparence semblent porter leurs fruits. Martine Lefevre, responsable du secteur Finances à la CGSLB : Le personnel de la KBC est serein et motivé. Les mesures qui ont été prises jusqu'à présent n'ont pas été négatives pour le personnel. La politique de remplacement des départs naturels est la même depuis trois ou quatre ans et n'a pas été modifiée par la crise financière actuelle.

Sceptique sur le remplacement des départs naturels, Patrick Vanden Bossche, en charge du secteur Finances pour la CNE, souligne que, comme le reste du secteur, KBC va devoir regagner la confiance de la clientèle. Il relève aussi que KBC n'embauche pas actuellement, sauf des profils très spécifiques. Cette option d'embauche est confirmée par Viviane Huybrecht : Nous avons ouvert un bureau de mobilité interne mais pour certains profils pointus et spécifiques (des juristes et des profils mathématiques), nous recrutons pour un nombre limité de postes.

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