Et si les difficultés rencontrées par les fonds de pension belges étaient sources d’opportunités professionnelles ?

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Ce n’est peut-être pas le meilleur moment pour travailler dans l’industrie des fonds de pension belges. L’an dernier, 30% d'entre eux ont dû mettre en place des mesures d’assainissement en raison de difficultés financières liées à la crise, soit près du double qu’un an auparavant, révèlent les quotidiens De Tijd et L’Echo. Cette forte hausse est principalement due à la chute des bourses, les fonds de pension ayant environ un tiers de leurs réserves sous forme d’actions, indique l’Autorité des services et marchés financiers (FSMA) qui rappelle qu’à la fin de 2011, il existait 226 organismes de fonds de pension (OFP) en Belgique.

Certes, la situation est moins grave qu’en 2008 où l’on dénombrait 115 fonds de pension dans le rouge. Qui plus est, l’Association belge des instituts de pension (ABIP) constate que si le nombre de fonds de pension diminue légèrement par rapport aux années antérieures, c’est en premier lieu à cause de la fusion de différents fonds de pension d’un seul et même employeur. Pour autant, la FSMA ne s’attend pas à une amélioration pour 2012. « Lorsqu’on ajoute à ces dossiers la faillite récente de l’assureur Apra Leven, qui signe le premier cas d’une faillite d’une assurance-groupe en Belgique, on peut s’interroger sur la manière dont s’opère le contrôle prudentiel sur ces fonds », s’inquiète le député Ecolo Georges Gilkinet (rtbf.be).

Faut-il y voir une relation de cause à effet ? Pour renforcer ses services, la FSMA entend engager à court terme plusieurs nouveaux collaborateurs avec notamment une expérience dans le domaine des règles MiFID, des assurances ou des produits financiers complexes. Et il n’y a pas que les organes de contrôle à être concernés. « En raison des inquiétudes formulées par les fonds de pension notamment, les assurances sont également appelées à se renforcer sur la gestion des risques », affirme Serge Goffin consultant senior du cabinet de chasse Boyden, basé à Bruxelles. Autant d’opportunités professionnelles à saisir…

Garder foi en l’avenir

Malgré toutes les incertitudes qui pèsent sur les fonds de pension, les représentants de la profession se veulent rassurant. Le ministre des Pensions, Vincent Van Quickenborne, a récemment rappelé les règles imposées aux fonds de pensions, et notamment la loi de 2003 qui précise que ces fonds doivent diversifier leurs placements et donc jamais « mettre tous leurs œufs dans le même panier ».

Même son de cloche chez le président de, Philip Neyt qui, lors de la dernière conférence organisée par le Belgian Finance Club dans les bureaux de la Banque Degroof à Bruxelles et intitulée « The Belgian Finance Industry, What’s Next ? », s’est demandé si, au lieu de se focaliser sur les obligations, le rôle d’un investisseur de long-terme n’était pas d’adopter une plus grande diversification au niveau des actions (L’Echo.be).

Qui plus est, l’avenir n’est pas bouché. « L’horizon d’investissement va même s’allonger étant donné que les gens vivent plus longtemps et travaillent plus tard », poursuit Philip Neyt. Les chiffres les plus récents qui montrent qu’un Belge sur trois économise sous forme d’épargne pension viennent conforter l’idée que les fonds de pension belges ne sont pas prêts de disparaître…

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