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Comment se sentir libre en travaillant 14 heures par jour, selon une associate de Goldman Sachs

Working hours associate Goldman Sachs

Les fêtes de Noël et du Nouvel an sont terminées. La trêve des confiseurs est derrière nous. Place à Trump, au Brexit et bientôt à la fin de la saison hivernale.

Si vous êtes de retour à votre poste de travail et vous demandez comment maintenir la sensation de légèreté que vous avez éprouvée lorsque vous n’étiez pas ici 12 heures par jour voire plus, vous pourriez vous inspirer d’une certaine Mai Le, associate chez Goldman Sachs qui a ouvert un blog en libre accès où elle raconte son quotidien.

Elle fait partie de ces jeunes banquiers talentueux de Goldman Sachs. Après avoir obtenu son diplôme à la London School of Economics (LSE), elle rejoint la banque à plein temps en juillet 2014, avant d’être promue dans le cadre du programme accéléré de Goldman et de devenir associate douze mois plus tard.

Certes, Goldman Sachs fait tout son possible pour rendre la vie plus facile à sa cohorte de banquiers comme Mai Le. Le travail le samedi est désormais interdit et tout ce qui peut être automatisé l’est. Il n’empêche, la jeune banquière travaille toujours d’arrache-pied et subit de plein fouet les conséquences psychologiques liées au fait d’être assise de longues heures devant un écran.

« Tous les jours, je travaille jusqu’à très tard, avec une moyenne de 12 à 14 heures par jour. En soustrayant le temps de sommeil, je n’ai que 3 heures pour moi quotidiennement », écrit-elle dans son dernier post du 27 décembre. « Il y a beaucoup de choses que je veux faire pendant ces trois heures : lire, écrire, et aussi passer un peu de temps pour prendre soin de moi-même ».

Si vous travaillez 14 heures par jour, s’accorder trois heures de « temps libre » pourrait néanmoins s’avérer être un vœu pieux. Dans le cas de Mai Li, cela suppose qu’elle habite près du bureau, ou qu’elle dort moins de sept heures par nuit, ou qu’elle n’a pas à laver ses vêtements ni à faire le ménage dans sa maison. Vraisemblablement, elle n’a pas non plus d’enfants, ces derniers requérant souvent trois heures d’attention par jour, sinon plus.

Toutefois, Mai Le pense qu’elle a réussi à élaborer une méthode pour maintenir son équilibre intérieur tout en passant le plus clair de son temps à travailler dans la finance. Pour ce faire, elle a défini trois choses qu’elle avait envie de faire pendant ces trois heures en attribuant une heure à chacune d’elles, et en tâchant de s’y tenir. « Si vous voulez vous épanouir en lisant les livres que vous avez envie de lire, consacrez une heure par jour à la lecture », conseille-t-elle. Dans la même veine, si vous voulez être en forme, consacrez une heure par jour pour faire de l’exercice. Vous voulez écrire ? Une heure par jour pour écrire…

Mai Le dit s’être inspirée de ‘la théorie de la décomposition des tâches dans la gestion de projets’. « Depuis que j’applique cette théorie, cela me permet d’écrire 20-30 heures par mois, ainsi que lire et faire du sport sur une durée équivalente ». Dire que cette méthode fonctionne tout aussi bien pour les jeunes analysts et associates qui n’ont qu’une demi-heure par jour de temps libre est moins évident, mais au moins a-t-elle le mérite de leur offrir un peu d’espoir pendant la période très chargée qu’est la rentrée de janvier.


Photo credit: freedom by glenn Comvalius is licensed under CC BY 2.0.

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