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Genève, une place financière moins facile d’accès qu’elle n’y paraît pour les candidats francophones

Genève, une destination pourtant prisée par les Français

Genève, une destination pourtant prisée par les Français

Pour les financiers francophones, grande est la tentation d’aller travailler à Genève. D’autant que la demande est belle et bien là. Sociétés de gestion, banques privées, hedge funds : le marché suisse offre de nombreux débouchés dans la finance. « Très dynamique depuis 4 ans, il est peu affecté par la crise. La demande de compétences est toujours soutenue, pour des postes de recherche économique, stratégie de marché mais également de gestionnaire crédit et actions », rappelle Odile Couvert, co-fondatrice du bureau de Amadeo Executive Search à Paris.

En gestion d’actifs, la Suisse n’a jamais suscité autant d’intérêt de la part des opérateurs français. « Il ne se passe pratiquement plus une semaine sans qu’un gestionnaire d’actifs français vienne présenter ses perspectives depuis la Suisse, ou y annonce l’établissement ou le renforcement de ses équipes sur place. Oddo AM affirmait récemment que la Suisse représentait son premier marché hors de France », rappelle dans un édito l’Agefi Suisse. Et la tendance n’est pas prête de s’inverser étant donné que les expatriations fiscales de Français vers la Suisse se multiplient à l’approche de l’élection présidentielle.

Un vrai fossé culturel

« A Genève, les Français sont reconnus pour leurs compétences en matière d’investissement (trading, gestion, analyse) moins pour le relationship management. Le fait de parler français est recherché mais ils peinent parfois à s’intégrer, semble t-il par excès d’arrogance », poursuit Odile Couvert dont le bureau genevois recrute une fois sur deux… un Français. Faut-il rappeler qu’en Suisse, le formalisme est capital ?

Parce qu’ils préparent longuement les entretiens, les recruteurs helvétiques attendent en retour les mêmes efforts du côté des candidats en matière de comportement, d’exactitude ou de ponctualité. La plupart des échecs de recrutement proviennent de problèmes de compréhension ou du fossé culturel. Car si, langue française aidant, vous avez l’impression de rentrer dans un univers connu, la réalité est toute autre. « La Suisse n’est proche de la France que géographiquement. Beaucoup de choses sont différentes, notamment l’approche du business, bien plus pragmatique », explique David Talerman, professionnel de l’expatriation et de l’emploi en Suisse et fondateur de Travailler-en-Suisse.ch.

Enfin, mieux vaut avoir une adresse physique dans la cité de Calvin pour y travailler. La révélation du vol de données chez HSBC à Genève par un ex-informaticien français a renforcé, depuis 2009, la méfiance des banques suisses vis-à-vis des frontaliers. « Nous essayons de limiter ce genre d’éventualité, bien que le risque zéro n’existe pas, en insistant par exemple pour que nos collaborateurs soient domiciliés en Suisse », rappelait à l’époque Jacques de Saussure, associé senior de Pictet & Cie (Le Temps.ch). Le conseil vaut également pour les Belges et les Luxembourgeois qui, pour faciliter leur installation, peuvent compter sur des structures déjà présentes sur place.

commentaires (1)

Comments
  1. Je suis “financier francophone”, et ma tentation d’aller travailler à Genève est très faible….boring place as hell! Même les expatriés fiscaux ne tiennent pas 1 an…

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