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BNP Paribas ne touchera pas à ses effectifs, et poursuit même son développement

Après les 30.000 suppressions d’emplois annoncées par HSBC hier, allongeant encore la longue liste des banques planifiant une réduction de leurs effectifs (Credit Suisse, UBS, Goldman Sachs…), les banquiers affichent une mine résignée. Pas les employés de BNP Paribas.

La première des banques tricolores à annoncer ses résultats trimestriels s’est officiellement défendue de tout projet de la sorte. Nous maintiendrons certainement nos coûts sous contrôle mais ne vous attendez pas à ce que BNP Paribas (procède, NDLR) à des milliers de suppressions de postes comme (chez) d’autres , a déclaré Baudouin Prot, le directeur général de la banque, lors d’une interview à Reuters Insider.

Ainsi BNP rejoint le club très fermé de ces banques, à l’instar de JP Morgan, qui ne prévoient pas de couper dans leurs effectifs et même continuent à se développer. À titre d’exemple, on apprenait la semaine dernière que la banque prévoyait de recruter aux Etats-Unis, en Asie et en Europe pour sa nouvelle division prime brokerage, qui compte pour l’instant 350 employés (Financial News).

Des résultats T2 un peu décevants

BNP Paribas a pourtant annoncé des résultats inférieurs aux attentes du fait du plan d’aide à la Grèce mais aussi des revenus moins élevés qu’anticipés. Le bénéfice net de BNP Paribas ressort en progression de 1,1% sur le trimestre, à 2,12 milliards d’euros.

Sur le premier semestre, BNP s’affiche à ce jour (toutes les banques n’ont pas encore publié leurs résultats) comme la 4ème banque bénéficiaire au monde, et la première en Europe (voir graphique). Mieux encore, avec une ROE (Return on Equity est un ratio qui mesure la rentabilité des fonds propres de la banque) à 13,8%, la première banque française se positionne comme la banque la plus rentable.


Source : BNP Paribas

L’efficacité de sa BFI, grâce à son business model diversifié, y est pour quelque chose. Cette division représente à peine 1/3 des revenus (29%) du groupe mais compte pour 41% des résultats avant impôts de la banque.

Les vertus du modèle diversifié

Au T2 2011, le PNB des activités de marchés est en hausse de 16,7% en glissement annuel, malgré des revenus dans le Fixed Income en repli de 12% (à 1,1 milliards d’euros). La banque a, une nouvelle fois, bien mené sa barque dans un contexte de forte turbulence sur les marchés de dette. De fait, cette baisse très limitée par rapport à ses pairs (-53% chez Goldman Sachs pour ne citer qu’elle).

Et puis, cette contre-performance est largement compensée par les activités Actions et Conseils, dont les revenus ont été multipliés par 2,5 sur un an (à près de 680 millions d’euros) grâce notamment à une bonne performance des dérivés actions.

Investissements et recrutements sont toujours d’actualité

Sur ce deuxième trimestre, la banque a particulièrement investi dans sa BFI. Les frais de gestion du pôle sont ainsi en hausse de 7,6% par rapport au deuxième trimestre 2010 (contre +2,5% en moyenne sur l’ensemble des pôles de la banque). Ceci s’explique par un renforcement des effectifs lié notamment à la poursuite du développement en Asie-Pacifique.

Dans les métiers de Financement, la banque évoque un fort développement du cash managment et du trade finance dans l’ensemble des régions. Sur le premier semestre la hausse des frais de gestion reste limitée à 2%, grâce notamment aux synergies avec Fortis.

Avec une rentabilité de capitaux propres avant impôts de tout premier plan (44%), CIB dépasse une fois de plus ses concurrents pour le premier semestre, se félicite Baudouin Prot dans une vidéo postée sur le site de la banque

Les autres divisions qui ont continué à se développer, en dehors du pôle CIB, sont les activités de banque de détail à l’étranger, et les activités de securities services et de wealth management. Pour ces deux dernières activités, l’Asie est à nouveau la principale région mentionnée.

commentaires (3)

Comments
  1. Ah ça fait rêver…une banque avec une gouvernance stable et une continuité dans la succession, avec de vrais business plans à 5 ans qui ne sont pas remis en cause tous les 2 ans parce qu’on change la tête !
    tant mieux pour nos collègues de BNPP, il y a assez d’employés de banque qui vont se retrouver sur le carreaux dans le monde.

  2. ELVIRA, dans la 1ere partie de votre commentaire on voit très bien quelle banque vous visez! et je suis complètement d’accord avec vous…

  3. Moi je ne vois pas …:) mais ça ne m’étonne pas de la BNP qui reste le chouchou et à raison , des candidats en recherche d’emploi et pour les autres !!

    D’ailleurs si un ops de la BNP lis mon commentaire qu’il n’hésite surtout pas à m’appeler …

    A bientôt

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