eFinancialCareers
A La Une :Banquiers starsMOOC Corporate Finance30 compétences clés en Finance

Malgré la crise, le secteur des fonds luxembourgeois a maintenu l’emploi

12.3. Alfi / ITV Praesident Claude Kremer/ siege Alfi  Foto: Guy Jallay

Les fonds d’investissements luxembourgeois, qui emploient environ 13 000 personnes au Grand-Duché, ont poursuivi leur développement durant les douze derniers mois malgré la crise de la zone euro et la baisse de la plupart des indices boursiers. La hausse des émissions nettes et du nombre de fonds a permis au Luxembourg de poursuivre la création d’emplois en 2011. Tel est le bilan annuel de l’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement (ALFI) qui représente plus de 1 100 fonds domiciliés au Luxembourg, des sociétés de gestion et un large éventail de prestataires de services.

« Depuis de nombreuses années, le secteur des fonds constitue un atout pour la croissance et la stabilité du Luxembourg. Sa capacité à créer de l’emploi dans une période de grande incertitude financière souligne cette force. Le secteur a travaillé avec acharnement, en concertation avec le gouvernement et le régulateur, afin de créer ce qui est devenu, à nos yeux, le centre de fonds le plus respecté et avancé au monde », explique Marc Saluzzi, Président de l’ALFI, dans un communiqué.

Le nombre de fonds au Luxembourg a ainsi progressé de 4,84% à 3 833 et les émissions nettes ont atteint 16 milliards d’euros. Alors que le montant des actifs nets sous gestion a diminué sur la même période de 101 milliards, essentiellement du fait de la baisse des marchés, le montant total de 2 059 milliards situe le Luxembourg en seconde position derrière les Etats-Unis. A noter le rôle des investissements alternatifs, véritable moteur pour l’emploi au Luxembourg.

Risque de délocalisations

L’année 2011 a été marquée par une forte actualité réglementaire, avec l’entrée en vigueur d’un certain nombre de nouvelles directives, dont UCITS IV et AIFM. « Le Luxembourg y était bien préparé et la transposition de chacune d’elles en droit national est déjà achevée ou en bonne voie de l’être. Au delà des normes européennes, nous avons vu apparaître des projets réglementaires dans des pays non-européens qui impacteront fortement notre secteur, comme FATCA ou la réglementation Volcker aux Etats-Unis, poursuit Marc Saluzzi. A minima, nous pensons que la version définitive de cette loi devrait mettre les fonds réglementés européens sur un pied d’égalité avec leurs équivalents américains ».

Mais l’ALFI reste particulièrement préoccupée par la taxe sur les transactions financières, estimant qu’elle pourrait freiner la distribution de fonds UCITS en dehors de l’Europe et significativement réduire les actifs placés dans les fonds européens. « On ne peut pas mettre en œuvre cette taxe à petite échelle. La limiter à la France; à la France et l’Allemagne ou à la zone euro n’est pas suffisant. Si elle n’est pas appliquée au moins au niveau du G20, la sphère financière contournera la taxe et elle n’aura aucun effet. Les institutions financières délocaliseront », conclut Marc Saluzzi (L’essentiel.lu). L’industrie luxembourgeoise des fonds va donc encore devoir batailler dur pour garder sa position de leader et maintenir ses jobs, dont une partie à déjà été délocalisée ces dernières années vers les pays d’Europe de l’Est et l’Asie.

commentaires (0)

Comments

Réagissez

Pseudo

Champ obligatoire

Adresse e-mail

Adresse e-mail invalide

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici

Vous avez un scoop ?

Envoyez un e-mail à la rédaction avec vos remarques, infos, astuces ou propositions de sujets.

Vous avez un scoop ?

Please fill out the following form:
First Name:

Last Name:

Adresse e-mail:

Your Story:


Thank you. Will contact you shortly.
A server error occurred. Please try