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Les chiffres qui fâchent l’industrie financière française

La presse économique s’en délecte depuis que les chiffres sont tombés hier soir : les investissements directs étrangers ont bondi de 22% en France en un an, soit 783 projets menés en 2010, un chiffre record en 15 ans (Reuters) !

Ces chiffres placent même la France en quatrième position dans le monde sur les montants investis par l’étranger, derrière les Etats-Unis, la Chine et Hong-Kong.

Chute des investissements étrangers dans les services financiers français

Selon le bilan annuel de l’Agence française pour les investissements internationaux, ce sont ainsi à la clé 31.815 emplois créés ou sauvegardés, en hausse de 6% sur un an. Un chiffre, cela dit, inférieur à celui de 2006.

C’est lorsque que l’on s’intéresse au détail de la contribution des secteurs que les choses se gâtent du moins pour les services financiers, bancaires et assurances. Ces activités ne représentent que 16 projets seulement, en baisse de 24% sur un an. C’est quasiment le secteur de l’industrie des services le moins dynamique.

Les investissements étrangers 2010 se sont davantage portés sur d’autres activités à haute valeur ajoutée comme la recherche-développement (51 projets, +21%) ou les énergies renouvelables (89 projets, +46%).

Des projets peu créateurs d’emplois

De fait, le nombre de projets recensés depuis quatre ans dans le secteur financier ne cesse de reculer, il a été quasiment divisé par deux depuis 2007. Cette année-là, les activités financières représentaient 4% du total des projets investis en France quand celles-ci ne représentent plus que 2% en 2010.

Pire, ces investissements produisent deux fois moins d’emplois que la moyenne de l’ensemble des secteurs. Ainsi, 352 emplois ont été crées ou maintenus en 2010 grâce à ces 16 projets, soit 22 emplois en moyenne. Tous secteurs confondus, chaque projet a généré 40 emplois en moyenne (contre près de 47 en 2009).

Les Etats-Unis, principal investisseur dans le secteur financier français

L’industrie financière française doit ici surtout à deux pays : les Etats-Unis (4 projets, mais contre 11 en 2007 !) et le Royaume-Uni (2 projets, contre 4 en 2007). Ensuite, un certain nombre de pays européens (Allemagne, Belgique, Espagne, Suisse) ou pas (Canada, Chine) contribuent à hauteur d’un seul projet.

Bref, cette nouvelle fait tâche alors que la semaine passée on apprenait que la France se retrouvait à la traîne du classement des places financières…

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