☰ Menu eFinancialCareers

Suppressions de postes : après la BFI, la gestion d’actifs…

chomage

Ceux qui croyaient les autres activités que la banque de financement et d’investissement à l’abri des suppressions de postes risquent de déchanter rapidement : après la suppression de 1396 postes mercredi dernier dans sa BFI, BNP Paribas a annoncé en comité central européen la suppression de 279 postes supplémentaires dans sa filiale de gestion d’actifs BNP Paribas Investment Partners, dont 91 en France, 32 en Belgique, 32 aux Pays-Bas, 24 au Royaume-Uni, 47 dans les autres pays d’Europe et 53 dans le reste du monde (La Tribune, abonnement).

Même si la direction précise qu’il n’y aura pas de licenciements, de départs contraints et que les salariés visés bénéficieront d’un plan de mobilité interne, il s’agit d’un coup dur pour cette filiale qui emploie 3 700 personnes dans le monde dont 800 dans l’Hexagone, qui collaborent dans un réseau de 60 centres d’investissement, chacun d’entre eux étant spécialisé dans une classe d’actifs ou un type de produit particulier. Il faut dire que depuis le début de l’année, son activité n’est guère encourageante : la gestion d’actifs a cumulé une décollecte nette de 22,4 milliards d’euros entre le 1er janvier et le 30 septembre, dont 14,5 milliards de retraits au seul troisième trimestre.

Choyer la clientèle existante

Pour justifier cette mesure, Baudouin Prot, le directeur général de BNP Paribas, a évoqué la baisse des revenus du pôle, la baisse des marchés, la forte concurrence et la réglementation accrue (Les Échos, abonnement). Il avait d’ailleurs annoncé, à l’occasion des résultats du troisième trimestre, que l’activité gestion d’actifs participerait à l’effort de réduction du bilan de la banque à hauteur de 70 milliards d’euros. Ces suppressions d’emplois ne sont donc pas vraiment une surprise et pourraient bien faire tâche d’huile dans d’autres établissements bancaires.

En septembre dernier, lors d’une conférence organisée par le CFA France et intitulée Faire carrière dans la finance en France, Denis Marcadet, président du cabinet Vendôme Associés, évoquait déjà de fortes tensions dans la BFI et… l’Asset Management. Les professionnels du recrutement sont en tout cas unanimes sur un point fondamental : plus que de trouver des prospects, tâche hautement difficile en période de crise, il s’agit surtout d’optimiser la relation avec la clientèle existante. C’est pourquoi les commerciaux seniors disposant d’un bon track record ne risquent donc pas d’être évacués vers la sortie et certaines grandes banques pourraient même se payer le luxe d’en recruter quelques-uns afin justement d’endiguer la décollecte.

commentaires (3)

Comments
  1. Les actualités sont devenues inaudibles, et risquent de modifier en profondeur le comportement des investisseurs.

  2. c surttout quil ne reste + gd chose a gerer, le cpaital des riches est parti se refugier en suisse, c + sur, en ces tps incertains pour ts les investisseurs ..

  3. ce n’est que le début des licenciements dans les banques selon moi.
    quand je pense que tout le monde pensait, il n’y a pas si longtemps, que les banques allaient devenir grande pourvoyeuse d emplois.
    mais avec cette crise, avec l’allongement de l’age de la retraite, et avec les nouvelles technologies qui penettrent de plus en plus les metiers de la banque, cette bulle d’espoir se dégonfle !!!

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici