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Nul n’est prophète en la City !

Le proverbe selon lequel nul n’est prophète en son pays semble s’appliquer à merveille aux sujets de Sa Majesté qui travaillent à la City de Londres. Pour preuve, une étude réalisée par eFinancialCareers auprès de 500 professionnels de la finance au Royaume-Uni montre que les financiers britanniques ont gagné en moyenne 101 k l’an dernier, contre 133 k pour leurs homologues non britanniques.

Une explication à cela : seulement 46 % des Britanniques ont une qualification supérieure, contre 68% des non-Britanniques. De même, les financiers autochtones ont une probabilité 26% supérieure aux étrangers de se retrouver dans des emplois de middle et back-office. Ce qui vient confirmer une autre étude réalisée par le Bureau national de la Statistique qui indique de son côté que moins de 40 % des banquiers de la City travaillant dans le front-office ont la nationalité britannique.

À terme, les différences de salaires risquent encore d’augmenter, notamment par rapport aux financiers américains et asiatiques, entre autres, installés en nombre à la City, puisque la nouvelle législation en matière d’immigration pour les travailleurs non ressortissants de l’Union européenne favorise désormais ceux qui gagnent plus de 150 k.

Les expatriés britanniques boudent leur pays

Dans de telles conditions, point étonnant que les expatriés britanniques rechignent à rentrer au bercail. L’an dernier, ils étaient plus de 800 000 à annuler leurs plans de retour, considérant que leur qualité de vie était meilleure à l’étranger, leur coût de vie inférieur et leurs quartiers plus sûrs. Tel est le constat d’un rapport qui vient d’être publié par Lloyds TSB International et qui indique que 15 % des 5,5 millions de Britanniques vivant à l’étranger ont décidé de ne pas rentrer au Royaume-Uni.

Il est inquiétant de constater que la vie au Royaume-Uni paraît si sombre aux yeux des expatriés qui pourtant y ont vécu, constate Tony Wilcox, directeur général de Lloyds TSB International (Times, abonnement). Des problèmes économiques aux émeutes du mois d’août, le Royaume-Uni a dû faire face à un déferlement de mauvaises nouvelles ces derniers mois. Il n’est pas étonnant qu’ils soient si nombreux à annuler leurs plans de retour . Et quand on sait que cette année, 69 % des expatriés britanniques affirment vouloir rester à l’étranger ad vitam eternam (soit 13 % de plus que l’an dernier), on se dit que la City n’a pas fini d’attirer vers elle les talents du monde entier…

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