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L’embarras du choix pour les (bons) candidats

Exit restructurations et aménagement du temps de travail. Recruter redevient une priorité. A la différence près que le vivier de candidats est presque tari.

Avant, nous recevions une centaine de CV par jour. Actuellement, si on en gère 30, c’est déjà beaucoup , constate Alain Berland, directeur-gérant du cabinet de conseil en recrutement Job Partner et président de l’Association luxembourgeoise des professionnels du recrutement (LPRA). Mais où sont donc passés les candidats ?

Une interrogation ou plutôt une inquiétude que confirme la dernière étude réalisée par Robert Half Management Resources relatives aux attentes et perceptions des spécialistes financiers pour le second semestre 2007. Parmi les managers luxembourgeois interrogés, 16% citent le manque de ressources internes comme l’un des principaux défis à relever pour réaliser les projets dans les 12 mois à venir, soit 3% de plus que la moyenne de 13 pays interrogés*. Parallèlement, le manque de collaborateurs qualifiés inquiète 13% du panel luxembourgeois.

Dans le contexte économique porteur que nous connaissons aujourd’hui, les entreprises s’attellent à de multiples projets de développement, relève Joël Poilvache, Regional Manager Robert Half Management Resources. Un défi majeur que nos entreprises devront dès lors relever dans les mois prochains sera de trouver un juste équilibre dans la répartition de leurs moyens entre les investissements de développement technologique et les investissements dans leur potentiel humain en termes de formation, de rétention et de recrutement des meilleurs profils dans un marché de l’emploi toujours plus étroit .

Les personnes interrogées en Belgique indiquent les investissements dans les technologies comme la catégorie de coûts la plus importante pour leur entreprise en 2007 (42%). Des parts importantes du budget seront en outre affectées au recrutement et à la formation (23%) et aux avantages pour le personnel (11%).

Postes à pourvoir depuis six mois…

L’un des problèmes du Luxembourg, c’est que même si les bons comptables peuvent venir ici, ils ne connaissent pas les réglementations propres au pays, regrette Alain Berland. De plus, les employeurs demandent généralement des compétences en langues. Ce n’est alors pas évident pour des Français ou des Belges .

La fonction de comptable n’est pas la seule à être en cause. Le problème se retrouve aussi pour d’autres fonctions financières ou de juristes, notamment dans le monde bancaire. Certaines banques ont ouvert des postes en février. Ils n’ont toujours pas trouvé, témoigne le président de la LPRA. Il faut dire aussi qu’un bon candidat se voit en général proposer trois ou quatre contrats. Il est alors le maître du jeu .

*Allemagne, Australie, Belgique, Etats-Unis, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, République tchèque et Royaume-Uni.

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