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MERGER MAN : Tout ça pour une virgule ! (3)

Qui dit rapprochement de deux sociétés financières dit profonde réorganisation et accessoirement gros efforts d’adaptation. Et si je vous lance résistance au changement , ça vous parle ? Pour moi, c’est limpide comme de l’eau de roche. Ça ne l’a d’ailleurs jamais été autant que ces derniers jours !

Petit rappel pour clarifier, une fois pour toutes : la résistance au changement consiste à désirer et tenter d’obtenir par diverses formes de comportements d’opposition le maintien du statu quo . Ce type d’attitude est, dit autrement, symptomatique du besoin de se voir reconnu par les autres, besoin que l’importation rapide de nouveaux modes de travail risque de brouiller. En pratique, le résultat est toujours le même : frustration, perte de temps et manipulation.

L’aspect le plus flagrant en milieu professionnel, c’est la façon dont un responsable d’équipe, se sentant (à tort ou à raison) menacé dans sa fonction, va tout faire pour garder la mainmise sur ce qu’il considère comme son territoire. Je viens d’en faire l’abrutissante expérience.

Après avoir avancé à grands pas pendant quelques semaines, gérant tant bien que mal les imprévus, j’ai été en mesure de proposer une analyse complète de l’existant et une préconisation d’une solution optimale (à mon sens). Jusque-là tout va bien, sauf que le sujet a été mis… en stand by pendant une longue semaine. Et moi, je suis resté à me tourner les pouces pendant tout ce temps, ce qui est plutôt un luxe quand c’est occasionnel, mais une semaine, c’est long, très long.

La raison officielle : un chef responsable et scrupuleux qui tenait à vérifier l’exactitude de ma synthèse du projet et la pertinence de mes propositions… La vraie raison ? Un chef tatillon et craignant pour sa place, soucieux de protéger ses acquis et de ne pas perdre la main sur un business clé !

Qu’est ce qui me fait dire cela ? L’expérience. Et la chance que j’ai eu de travailler avec de très bons chefs de projets et de voir – parfois – mes études ou mes développements retoqués par eux. D’après mon expérience, 2 cas de figure peuvent se présenter :

– soit l’étude est parfaite (ok, presque parfaite…) ou disons très satisfaisante, à quelques ajustements près. Dans ce cas, le rôle du boss consiste à relever les points perfectibles et de laisser filer du genre : bon boulot, Merger Man, précise juste les spécificités de tel titre exotique que notre desk de Londres va bientôt commencer à traiter, pour la suite je te laisse carte blanche jusqu’à la mise en production.

– soit l’étude ou le développement est complètement à côté de la plaque (personnellement ça ne m’est jamais arrivé… Ok, 1 fois ou 2, comme tout le monde !). Dans ce cas, un réel recadrage s’impose. Retour à la case départ ou, au mieux, révision en profondeur de tel ou tel aspect du projet, mal défini ou mal compris. Ceci pouvant s’accompagner d’une petite remontée de bretelles , si la mauvaise volonté ou l’incompétence de l’analyste est avérée !

Le cas qui m’occupe présentement est un mix des 2 modèles, ce qui n’a au final pas vraiment de sens et tend à me faire penser que nous sommes bien dans un cas typique de résistance au changement . La réponse – authentique – que j’ai reçue (après une semaine d’attente, quand même) : un copy/paste de la définition du projet (merci, c’est bien ce que j’avais compris, quelle valeur ajoutée là-dedans ?) et une correction majeure sur mon étude (il manquait une virgule en page 3).

Moi je dis, ça fait cher la virgule, tout ça pour montrer QUI est le chef et QUI doit le rester…
Je sens qu’il va être long ce projet !

commentaires (1)

Comments
  1. Tu bosserais pas a la SG par hasard ?

    Je retrouve enormement de point commun.Je ne sais tjrs pas comment les big boss ne s apercoivent pas de tout ca.
    Ils devraient bien voir la perte de temps que c est de confier un projet a ce chef de projet.De plus, le resultat de tout ca , c est de demotive l equipe et de perdre du temps. Ce qui est tres nefaste pour l equipe, vu que tu es reste une semaine sans rien faire , ca te laisse du temps (trop) pour te demotive et chercher un autrre taffe. De toute facon a long terme c est ce qu il va se passer.

    Demotiver = recherche d un autre job.

    Au final, ce chef de projet aura bcp de turn over dans son equipe, il perdra du temps sur la formation des nouveaux, perdra du temps avec son comportement. Il y aura bien un jour ou tout cela va attirer l attention des big boss.

    Mais quand est ce que les big boss vont juger aussi sur le turn over des equipes

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