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Le Luxembourg a-t-il à craindre des attaques contre les paradis fiscaux ?

La guerre contre les paradis fiscaux est relancée. En Europe, la Suisse et surtout le Luxembourg sont pointés du doigt. L’avenir de notre place financière est-il menacé ?

Alors que la crise financière bât son plein, la chasse aux sorcières a débuté. L’Allemagne et la France ont ouvertement déclaré vouloir s’attaquer aux paradis fiscaux, parmi lesquels le Grand-Duché est souvent cité. Jean-Claude Junker a beau déclarer : Moi, je pense que nous n’en sommes pas un ! , force est de constater qu’il y règne le secret bancaire et un taux d’imposition très bas.

La lutte et les moyens de pression invoqués lors de la réunion du 20 octobre vont-ils, de ce fait, avoir un impact sur le secteur financier au Luxembourg ?

Beaucoup de nos gros clients sont attirés par le secret bancaire. Si maintenant il vient à être supprimé, il est fort probable que nos activités vont en pâtir… , nous confiait, inquiet, un directeur financier d’une banque de la place. Et ainsi marquer une décrue durable des créations d’emploi ?

Pour l’heure, il n’y aurait pas de grande crainte à avoir. Le Luxembourg n’abandonnera pas le secret bancaire demain matin , a voulu rassurer Jean-Claude Junker, appuyé sur ce point par la Belgique et l’Autriche qui refusent également d’abandonner cet avantage. Tranquille, pour un temps seulement ?

commentaires (2)

Comments
  1. Sur ce point, j’ai d’ailleurs pu entendre que les Suisses ne sont pas très inquiets sur cette attaque contre les paradis fiscaux. Ils savent très bien qu’il n’y aura jamais unanimité au sein de l’UE.
    D’ailleurs, si je ne m’abuse, le Luxembourg a déclaré qu’il serait prêt à reconsidérer la question si la Suisse faisait de même. En fait, chacun attend que l’autre fasse le premier pas sachant très bien qu’il ne le fera pas ! Pas de souci donc : La place luxembourgeoise a encore un bel avenir devant elle…

  2. C’est bien joli de vouloir s’attaquer aux paradis fiscaux. Mais le Luxembourg draine plus de 140 000 frontaliers dont une grande majorité dans le secteur financier. Si l’on s’attaque à ce grand pourvoyeur d’emplois, c’est tout le marché de l’emploi belge, allemand et français qui va en subir le contrecoup. Ne l’oublions pas !

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