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Quelles opportunités et menaces sur votre job en banque à l’horizon 2020-2025 ?

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L’Observatoire des métiers de la banque a confié au BIPE, cabinet de conseil en analyse stratégique et prospective économique, une mission prospective relative à la banque de demain à horizon 2020-2025 afin de réaliser un diagnostic du secteur bancaire permettant d’anticiper les besoins en emplois et en compétences à 5-10 ans et mettre en évidence les différents facteurs susceptibles d’engager une mutation du secteur bancaire.

Ce dernier, malgré une légère baisse des effectifs reste aujourd’hui un secteur pourvoyeur d’emplois et continue de recruter (39.000 recrutements en 2015/ périmètre FBF). Cependant, la pression réglementaire, la baisse des taux et l’arrivée de nouveaux acteurs non bancaires et une accélération de l’offre technologique accentuent la transformation du secteur.

Voici donc ci-dessous quelques-uns des principaux enseignements à retenir de cette étude thématique de 140 pages intitulée La banque à 2020-2025 : Emploi et compétences, quelles orientations ? réalisée de juin à décembre 2016 auprès de 200 managers en banque et dont les résultats, fondés sur cinq scénarios prospectifs, sont récemment parus…

Opportunité ou menace ?

Les quatre grands facteurs de transformation du secteur bancaire, identifiés par les lignes managériales des différents réseaux – les taux d’intérêt durablement bas, la réglementation prudentielle, l’évolution de la relation client et l’incursion des GAFA entre les clients et les banques – ne sont pas perçus comme porteurs des mêmes dynamiques d’avenir.

Des taux d’intérêt durablement bas et dans une moindre mesure, l’évolution de la réglementation prudentielle sont perçus comme des risques pour le secteur bancaire. Ainsi, la réglementation des établissements bancaires a connu de fortes évolutions ces dernières années, ces évolutions devraient se poursuivre dans les années à venir. C’est le cas de la réglementation Bâle III : sa mise en oeuvre a débuté en 2013 et se poursuivra jusqu’en 2019. Elle continuera à entraîner une augmentation des exigences de fonds propres et des coûts de mise en conformité.

A l’inverse, la relation client, en évolution profonde depuis plusieurs décennies dans la Banque, devrait encore être renouvelée par les potentialités du digital et l’évolution des organisations, et cela constitue avant tout une opportunité selon les lignes managériales des réseaux. Pour se différencier et tirer parti de la relation de confiance qui les lie à leurs clients, les banques devront apporter davantage de conseil et de valeur ajoutée client.

Dans la diversité des futurs possibles, certaines évolutions semblent avérées quel que soit le scénario. Ainsi, les clientèles professionnelles et entreprises ainsi que la Banque privée sont et seront des segments d’activité porteurs. Les métiers qui les sous-tendent resteront en croissance ; il est fondamental que les établissements bancaires démontrent la qualité du service client apporté et innovent pour capter et/ou sécuriser ces segments d’activité davantage pérennes.

Un quart des postes obsolètes ?

L’incursion des Google, Apple, Facebook ou Amazon entre les clients et les banques est quant à elle, très diversement perçue : les avis sont très dispersés entre risque et opportunité, avec même 14% de circonspects estimant qu’il est bien délicat d’anticiper en ce domaine. Ces acteurs sont communément présentés comme une forte menace, et la montée en puissance des GAFA auprès des clients particuliers pourrait entraîner l’obsolescence de 25% des postes.

Cependant, les managers des réseaux sont plus confiants dans les atouts des acteurs historiques du secteur et voient dans les GAFA plus qu’une menace ou une concurrence nouvelle, mais des potentielles coopérations, synergies entre acteurs historiques et acteurs majeurs des technologies numériques.

Ainsi, les mutations actuelles obligent à une capillarité nouvelle avec les acteurs de l’écosystème bancaire et technologique (FinTechs, GAFA, régulateurs, coopétition avec les autres établissements bancaires…) et à des fonctionnements différents, notamment à une adaptabilité accrue. Côté back-office par exemple, l’automatisation doit créer de la fluidité de traitement pour un service correspondant au rythme des attentes clients, avec plus de porosité, voire de continuité entre back-end et front-end.

Enfin, les Fintech apportent une capacité d’innovation remarquable dont les acteurs bancaires peuvent et doivent se saisir. Trois stratégies peuvent intervenir : les acquérir (sans les étouffer), entrer dans leur capital ou travailler avec eux. Ce qu’a fait BNP Paribas en rachetant ce mois-ci Compte Nickel.

AFB


Crédits photo : stanciuc / gettyimages

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