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Recrutement : les attentes des futurs jeunes diplômés pour 2017

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Pour son nouvel ouvrage #Accélérer ! L’entreprise moteur de la prospérité préfacé par le journaliste économique François Lenglet  et qui sort ce mois-ci, Consult’in France (ex Syntec Conseil en Management) a interrogé des étudiants de grandes écoles et d’universités françaises sur les critères de choix et de maintien dans une entreprise. Sans grande surprise, la rémunération et l’évolution de carrière arrivent en tête de leurs attentes. Mais ils devancent de peu la culture d’entreprise (61%), l’autonomie du poste (57%) et l’équilibre vie privée – vie professionnelle (56%). La RSE devient aussi un facteur émergeant sur lequel il faudra compter dans un avenir proche.

« Ces résultats sont emblématiques des défis que les entreprises vont devoir relever pour séduire et retenir ces jeunes talents, déterminants pour leur compétitivité de demain », analyse Daniel Baroin co-auteur d’#Accélérer, et administrateur de Consult’in France. « Leur ‘Promesse employeur’ devra tenir compte de ces éléments : une rémunération conséquente, mais aussi un job intéressant avec une autonomie réelle, une culture et ses valeurs d’entreprise qui emportent l’adhésion ». 

Le salaire, nerf de la guerre

La génération Y a souvent été présentée comme la génération moins concernée par son salaire que par sa qualité de vie au travail. Avec 72% des étudiants considérant la rémunération et l’évolution de carrière comme les critères les plus importants dans le choix de leur entreprise, les résultats du sondage font voler en éclats ce postulat.  « Même si les perspectives de recrutement sont plus favorables pour les jeunes diplômés, il ne faut pas oublier que certains ont dû s’endetter pour financer leurs études et que décrocher un premier emploi bien rémunéré devient alors essentiel pour débuter sereinement sa carrière », explique Daniel Baroin.

International : une génération partagée

Et l’international dans tout ça ?  52% souhaitent rester en France, tandis que 48% rêvent de partir à l’étranger avec une préférence marquée pour les Etats-Unis et le Royaume-Uni (NDRL : le sondage a été réalisé avant le Brexit). Cela se traduit par un risque réel de pénurie en main d’œuvre qualifiée pour les entreprises de l’Hexagone, qu’elles commencent d’ailleurs déjà à ressentir.

La raison avant le cœur…

Pour quel employeur les étudiants aspirent le plus à travailler en 2017 après l’obtention de leur diplôme ? Pour le savoir, le site de benchmarking de salaires dans le secteur financier Emolument.com a intérrogé plus de 600 étudiants dans le monde. Résultat : le podium 2017 est quasiment le même que celui de l’an dernier : Goldman Sachs et Google caracolent toujours en tête (la banque américaine.étant passée devant Google) tandis Deloitte a remplacé McKinsey à la troisième marche du podium.

Malgré un environnement de travail attrayant et des avantages offerts par les entreprises technologiques, ce sont les grandes banques avec leurs salaires élevés et leurs évolutions de carrière bien définies qui attirent encore le plus les étudiants. Cependant, la question qui se pose est de savoir combien de temps ces jeunes diplômés resteront dans la banque.

« Une fois que les jeunes banquiers ont acquis de l’expérience dans une banque prestigieuse, perfectionné leur niveau et remboursé leurs prêts étudiants, ils ont souvent tendance à rejoindre d’autres secteurs comme le capital-risque, le capital-investissement ou les sociétés technologiques qui offrent une meilleure qualité de vie et moins de contraintes réglementaires », explique Alice Leguay, co-fondatrice et COO chez Emolument.com.

Podium

Autonomie, le facteur oublié par les entreprises

La France accuse un réel retard en matière d’autonomie des salariés, selon une enquête de la DARES. Pire, celle-ci régresse tandis que les tâches répétitives ont tendance à augmenter. Il s’agit pourtant d’une aspiration fondamentale de la nouvelle génération : 57% des étudiants placent ce critère comme prépondérant pour demeurer à leur poste.

« Les entreprises vont devoir faire évoluer leur organisation et leur style de management et expérimenter de nouveaux modes de fonctionnement, moins hiérarchiques et moins contrôlants, si elles veulent répondre aux attentes de cette génération Y admirative des modèles start-up ou de l’entreprise libérée », relève Daniel Baroin.

RSE : un facteur émergent

Selon l’INSEE, la moitié des entreprises de plus de 50 salariés est impliquée dans une démarche RSE. Cet engagement est reconnu et influence 14% des jeunes diplômés dans leur choix d’entreprises lors de leur embauche. Si on associe ce pourcentage à celui de la culture d’entreprise (critère déterminant à 61% pour les étudiants) qui englobe l’ensemble des valeurs, donc la sensibilité au développement durable, avec 75% on dépasse la rémunération comme motivation à choisir une entreprise.

« Encore inexistante il y a quelques années la RSE est donc devenue une véritable préoccupation pour cette nouvelle génération de diplômés en quête de sens à donner à leur investissement professionnel. Critère sur lequel les entreprises ont tout intérêt à capitaliser pour attirer et retenir les talents », explique Agnès Rambaud-Paquin, présidente du Comité DD&RSE de Consult’in France.

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Crédits photo : princigalli / gettyimages

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