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Après les banques et les Big Four, quid des recrutements 2016-2017 des cabinets conseils en stratégie…

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Après vous avoir dévoilé la semaine dernière les plans de recrutement 2016-2017 des grandes banques françaises et ceux des Big Four la semaine précédente, voici donc cette semaine quelques précisions sur les plans de recrutements des principaux cabinets de conseil en stratégie, sachant que ces derniers communiquent relativement peu à ce sujet sur leurs sites carrières. Eurogroup Consulting, par exemple, se contente d’indiquer qu’il recrute “tout au long de l’année” des consultants stagiaires, débutants ou expérimentés, ainsi que des managers-directeurs,

Il est vrai que les volumes de recrutements annuels se comptent plutôt en centaines tous cabinets confondus alors qu’il est question de milliers d’embauches dans les grandes banques et les Big Four. Dans un récent article consacré aux tendances du recrutement dans le conseil, L’Agefi a néanmoins réussi à se procurer quelques chiffres. Ainsi, Oliver Wyman a prévu une quarantaine de recrutements cette année, tandis que 80 embauches de consultants sont programmées chez Eurogroup Consulting. De son côté, Roland Berger, annonce 90 nouveaux consultants en 2016 et autant en 2017. « Des chiffres astronomiques comparés aux 200 consultants actuellement employés par le cabinet », fait remarquer le portail du conseil en stratégie Consultor.fr.

Des besoins variés à combler

« Parmi les principaux moteurs d’emploi, citons le numérique d’une part, avec la nécessité de recruter pour accompagner la transformation digitale des entreprises, et les services financiers d’autre part qui permettent de faire face aux problématiques réglementaires », rappellait Antoine Morgaut, CEO Europe et Amérique latine chez Robert Walters, lors de la publication de l’étude de rémunération 2016 du cabinet. Même le Brexit est source d’opportunités : Paris Europlace a mandaté le cabinet de conseil McKinsey pour affiner ses arguments contre la City, selon le magazine Challenges.

Mais alors où postuler ? « S’il est difficile aujourd’hui d’établir un top 10 des leaders généralistes ou multispécialistes du secteur de la banque et de l’assurance, le paysage n’a pas fondamentalement changé depuis plusieurs années », relève Lydie Turkfeld, pour Consultor.fr. « On y retrouve le BCG (fortement implanté auprès de la BNP, principal donneur d’ordres du secteur en France), McKinsey, A.T. Kearney, Oliver Wyman, Roland Berger et Bain – bien que ce dernier soit moins présent dans les services financiers ».

A noter par ailleurs que les cabinets de conseil en stratégie n’hésitent pas à s’ouvrir aujourd’hui à de nouveaux segments de clientèle. Roland Berger s’est ainsi récemment lancé dans le capital investissement en s’associant à B & Capital, une nouvelle société de gestion en vue de lever un fonds de 200 millions d’euros. « En interne, la création de cette société de gestion est aussi un vecteur fort de mobilisation des jeunes talents qui veulent aller au-delà du conseil et éprouver leurs analyses », explique Olivier de Panafieu, associé senior de Roland Berger, dans Les Echos.

Attirer les jeunes talents…

Tout comme les banques et les Big Four, les cabinets de conseil en stratégie tentent de déployer des stratégies pour tenter d’attirer les meilleurs profils dans un contexte tendu de guerre des talents. Les profils juniors restent les plus courtisés. Il faut dire qu’ils représentent le gros des troupes. Chez Eurogroup, les trois quarts des consultants recrutés chaque année sortent d’écoles/universités ou affichent deux à trois ans d’expérience professionnelle.

Le discours pour séduire les jeunes recrues est bien rodé. « Au BCG, vous ferez plus que des analyses. Partenaires de confiance, nous conseillons des entreprises, gouvernements et ONG parmi les plus influents au monde », peut-on lire sur le site carrières du BCG. « Grâce au soutien de notre équipe internationale d’experts sur de très nombreux sujets et à un apprentissage rapide, votre carrière va prendre un essor considérable. L’expérience accumulée sur les missions que vous effectuerez vous aidera à trouver votre voie et sera la base de votre succès futur ».

Et d’enchaîner : « Votre succès dans ce cadre dépend plus de votre talent que de la spécialité de votre diplôme ». Car le bagage académique, aussi brillant soit-il, n’est pas suffisant et les études de cas sont toujours fréquemment utilisées pour évaluer les aptitudes des candidats.

…via des process de recrutement bien rodés

Ainsi, pour sélectionner les meilleurs, les cabinets de conseil en stratégie soumettent les candidats à de véritables parcours du combattant. En France, le processus s’étale généralement sur trois tours composés chacun de deux entretiens avec des consultants, managers, directeurs et associés.

« Le recrutement au BCG est extrêmement sélectif. On est dans la catégorie du top tiers, ce qui signifie que moins de 5 % des candidats obtiennent une offre. Je parle des candidats invités en entretien ! », relève sur son blog  Victor Mamou, ancien consultant au Boston Consulting Group et consultant en stratégie, spécialisé dans la préparation aux entretiens dans les cabinets de conseil selon une approche exclusive.

Un bémol, cependant. « Les longues procédures de recrutement jouent contre les employeurs dans un environnement hyper compétitif », fait remarquer Denis Marcadet, président du cabinet de chasse Vendôme Associés. « Dans les fonctions de contrôle interne ou risque, par exemple, le processus de recrutement devrait montrer davantage de motivation de la part de l’employeur ».

Les profils expérimentés eux aussi courtisés

Pour les postes expérimentés, les recruteurs veulent attirer des profils plus diversifiés. « Ce qui prime, c’est l’expérience du candidat dans les métiers de nos clients, au sein de cabinets concurrents ou lors d’une aventure entrepreneuriale, précise dans les colonnes de L’Agefi Cécile Jehanno, associée du secteur financial services en charge des RH d’Eurogroup.

Preuve en est, Bain & Company a annoncé le mois dernier l’arrivée de Bernard Birchler en tant qu’associé au sein des pôles Services et Biens Industriels et Amélioration de la Performance du bureau français. Ce diplômé de l’ENSEM et de l’IAE a démarré sa carrière dans le conseil en 1985 avant de créer son propre cabinet (2002-2008) puis a dirigé le pôle de compétences opérations d’un cabinet de conseil international (2008-2016).

Des salaires attrayants

La reprise des recrutements a forcément un impact sur les salaires à l’embauche. « Cette année encore, les cabinets de conseil devront faire des efforts financiers et proposer jusqu’à 10, voire 15% d’augmentation pour attirer les meilleurs dans un contexte de guerre des talents alors que le marché s’attend à une pénurie de candidats possédant entre 3 et 9 ans d’expérience professionnelle », rappelle-t-on chez Robert Walters.

Ainsi, Roland Berger assure à l’Agefi que les grilles pour jeunes diplômés ont été réévaluées de 5 à 10 % en dix-huit mois. Pour les plus expérimentés, il est très difficile de dégager une tendance car il s’agit de cas individuels, avec des négociations qui se concentrent sur l’expertise et le niveau de performance du candidat. Quoiqu’il en soit, le conseil en stratégie demeure attractif en terme de rémunération et les salaires qui y sont versés n’ont rien à envier à ceux de la banque d’investissement, comme le montrent les chiffres ci-dessous :

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Source : Robert Walters Salary Survey 2016


Crédits : PhotoAlto/Eric Audras / gettyimages

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  1. Pingback: Les secteurs et métiers de la finance au top en France début 2017

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