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EN DEHORS DE LA BANQUE : Vous pourriez vous aussi devenir consultant

Le mois dernier, alors que je résumais le travail d’une analyse devant le conseil d’administration d’une petite société de courtage, un intervenant extérieur m’a demandé : Combien de temps avez-vous été consultant ? Voici comment est née ma nouvelle société, Robinson Godding Associates :

Si pour certains, j’ai gaspillé ma vie en faisant carrière dans la banque, je pense qu’il est tout à fait possible de mettre à profit ce que j’y ai appris dans une nouvelle vie professionnelle, tout comme mes anciens collègues étaient capables de transformer un crédit noté BBB en AAA.

Depuis la création de ma société de conseil, j’ai accepté un certain nombre de missions. Jusqu’à présent, j’ai rédigé le business plan d’une start-up, proposé un programme de relations publiques pour une fondation environnementale et mené avec succès un événement autour d’une levée de fonds.

Je suis également arrivée à la conclusion que le fait de travailler en dehors d’une banque était très différent, à tous les niveaux.

Pour commencer, il n’y a pas d’informaticiens disponibles pour réparer mon ordinateur instantanément, de manière à ne pas perdre de précieux moments potentiellement sources de profits.

Deuxièmement, il n’y a pas de réunion matinale pour boire le café et gloser avec mes collègues sur le potentiel de bénéfices de la journée.

Et, pour terminer, il n’y a pas de frais de représentation. Ce dernier problème a été vite résolu par Prontaprint à Notting Hill, où j’ai pu commander mes propres cartes d’affaires, avec mon propre nom d’entreprise : 200 cartes pour 50 .

Et même si quitter la banque d’investissement ne se fait pas sans douleur, les avantages l’emportent rapidement : un grille-pain à côté de mon Mac, le café du matin entre amis et la satisfaction de travailler pour moi-même.

Lorsque je regarde les primes des 12 derniers mois et que je les compare avec ce que j’aurais reçu si j’étais restée chez Bank of America (probablement en travaillant dans des conditions difficiles avant de me faire licencier la dernière semaine sans toucher de bonus), je crois que j’ai clairement fait le bon choix en partant.

Que je continue à le penser dépend plus de ce que je fais de ma vie que de mon environnement de travail. Je suis heureuse d’être loin de tout ça.

*Après avoir été managing director en charge de l’activité US cash equities chez Bank of America jusqu’en avril 2008, elle a fondé sa société de conseil Robinson Godding Associates fin 2008 et écrit actuellement un livre : Anglophilia, or London as the Zeitgeist of the Noughties, qui sortira fin 2009.

commentaires (7)

Comments
  1. C’est vraiment une image trop idylique du metier de consultant…
    la sécurité de l’emploi n’existe pas dans ce milieu et en période de crise comme actuellement ce sont les premières victimes.

  2. Le consulting c’est surtout une voie de secours pour tous les “bras cassés” ! Les consultants sont en grande majorité des crétins finis qui ne tirent leur crédibilité que du nom du cabinet qui les recrute.

  3. Impossible de vérifier la véracité de son nouveau projet “ANTI-CRISE” mais il me semble aussi qu’elle n’a rien d’un “bras cassé”. Il n’y a pas de mal à essayer de gagner sa croûte dignement sans avoir cette fâcheuse tendance de la société française à pousser les “débrouillards” au fond de la falaise.
    Et puis c’est bien connu que les Français ont un rapport difficile avec le bonheur des autres.
    Le consulting c’est un travail intelligent et avec ou sans crise dans la vie il n’y aura jamais des certitudes et ce dans tous les domaines.

  4. Très sceptique… Il doit surtout s’agir en l’occurrence d’utiliser à bon escient son carnet d’adresses ; après tout pourquoi pas, on est bien “consultant” pour à peu près tout et n’importe quoi.
    En revanche, ne pas se laisser abuser et se jeter dans les bras de McK & cie, cela ne fait jamais illusion très longtemps.

  5. Si j’en crois ses reflexions profondemment quantitatives, quantman est un consultant X 1/3

  6. Quand on démarre une activitié de consultant, comme toute autre activité de service qu’on démarre à son compte, et quelque soit sa compétence, les clients sont l’élément clé de la réussite. Toute la difficulté est d’avoir déjà un fonds de commerce, ou de se le créer rapidement à partir d’un bon carnet d’adresse de départ (sinon c’est quasiment mission impossible)

  7. Par expérience, les “bras cassés” et les “crétins” sortent rarement du nid douillé de leur entreprise d’où il peuvent brailler comme des enfants gâtés protégés par le système.
    Etre consultant c’est avant tous le choix de la technicité face à celui de la politique.
    Comme les disques, faire le premier est dur, mais faire le second peut être encore plus dur. Il faut être connu et reconnu pour ensuite les enchainer.
    Sortir du système donne un regard neuf, soit celui qu’on vient de quitter soit sur celui des autres. On travaille tous pour de l’argent, surtout quand on a été cadre. Mais si c’est son seul moteur, c’est triste.
    A tous ceux qui veulent être consultant indépendant je leur déconseille ce métier dificile, souvent mal payé, aux lendemains incertains.

    Dommage qu’il soit si passionnant…

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