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Comment les sociétés fintech recrutent leurs talents

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A défaut de monter votre propre société fintech, vous souhaitez en rejoindre une déjà existante ? Bonne idée, d’autant plus qu’un certain nombre d’entre elles (Yomoni, Lemon Way, Linedata…) ont procédé à des recrutements ces derniers mois, notamment des profils issus de la finance. Car l’industrie de la fintech est encore relativement jeune, tous les cabinets de recrutement en finance ne proposent pas systématiquement de postes dédiés à l’univers du paiement mobile, du crowdfunding, des crypto-monnaies, de la blockchain, des robo-advisors ou bien encore de l’insurtech.

Pourtant, les besoins sont bien là (et même souvent plus nombreux que l’on ne croit) si bien que certains professionnels du recrutement en finance ont rajouté les fintechs à leurs domaines de compétences, à l’image de Florence Soule de lafont (ex-Boyden) qui vient de rejoindre le cabinet de chasse Heidrick & Struggles en tant que Partner, Financial Services et affiche désormais sur son compte Linkedin la Fintech comme spécialité, en plus des domaines financiers traditionnels (Investment Banking, Asset Management, Corporate Finance, Structured Finance, Private Banking, Commercial Banking).

Les nombreux cabinets de recrutement spécialisés dans la tech que connaissent bien les profils IT se mettent eux aussi à l’heure de la fintech, en attestent les offres d’emplois publiés sur leurs sites internet. Mieux encore, il existe des salons de recrutement virtuels exclusivement dédiés à la fintech. Et nul ne doute que du fait des besoins croissants de toutes ces start-up technologiques financières, les initiatives continueront de se multiplier en matière de recrutement.

Faites-vous partie des profils recherchés ?

Avant de postuler, assurez-vous cependant que votre profil corresponde bien aux besoins des sociétes fintech dont certaines, encore inconnues il y a un an ou deux, croulent aujourd’hui littéralement sous les candidatures. Sachez pour commencer qu’il n’est pas forcément besoin d’être un développeur informatique chevronné ou un architecte IT fou pour travailler dans la fintech (même si les profils technos représentent encore aujourd’hui le gros des troupes dans les fintechs développant leur propre infrastructure IT).

Les profils financiers expérimentés sont bel et bien eux aussi à l’honneur. Avant de rejoindre Yomoni le mois dernier en qualité de président exécutif, Sébastien d’Ornano, diplômé de l’ESC Rouen (majeure Finance de Marché) était directeur des opérations et membre du comité de direction de La Financière de l’Echiquier. Quant à Julien Mettoudi qui a rejoint le mois dernier Lemon Way au poste de responsable des opérations, il a effectué l’essentiel de sa carrière chez CA-CIB.

Les raisons de ces reconversions sont rarement d’ordre purement financières : les fintechs paient moins que les grandes banques même si les nouveaux entrants ont toujours la possibilité de négocier de prendre une participation au capital. Les raisons profondes sont à chercher ailleurs, définitivement. « Le monde de la banque a énormément évolué durant les 15 dernières années (…)Je n’y retrouvais plus assez d’inventivité et de dynamisme, facteurs qui m’avaient tant plus au début de ma carrière », nous rappelle Olivier Gentier, un ancien de chez SG CIB qui a rejoint le robo-advisor Advize en début d’année.

Business is business

Aux côtés des financiers, les profils commerciaux ont également le vent en poupe. Là, les besoins concernent surtout les jeunes diplômés d’écoles de commerce. « Les demandes portant sur des postes de Commerciaux B2B et de Chargés de Clientèle B2C pour soutenir le développement business des Fintech s’intensifient », observe Camille Pironin, spécialiste des recrutements dans le secteur bancaire, sur le blog de Page Personnel. « Il s’agit de postes avec de vraies perspectives car les entreprises sont en train de se structurer. Les clients recherchent des jeunes diplômés à potentiel évolutif ».

A titre d’exemple, Charles Guinet, consultant en recrutement dans la fintech, cite plusieurs fonctions commerciales qui ont le vent en poupe en 2016 dans le domaine du paiement : de jeunes Sales avec deux ou trois ans d’expérience et une appétence pour la Fintech (presque 100% de ses clients sont à la recherche de ce type profil), mais aussi des Product managers possédant des compétences e-commerce et POS (mPOS, pos, atm, etc.) ou bien encore des Pre-sales avec un background technique / ingénierie et quelques années d’expérience dans le paiement, capable d’assister la force de vente en fin de cycle ainsi que les RFP.

L’audace peut payer chez les candidats

Le plus souvent, les patrons de fintechs approchent les candidats potentiels par l’intermédiaire de leur réseau professionnel. D’où l’intérêt de réseauter dans les bons endroits. Ce ne sont en tout cas pas les occasions de faire du networking qui manquent.dans l’écoysytème des fintechs. N’hésitez pas non plus à vous présenter spontanément aux locaux des start-ups. « Proposez vos services gratuitement à une FinTech, certaines sont ultra-qualifiées dans le change (FX), la titrisation… et pourraient vous permettre d’acquérir l’expérience manquante voire vous recruter si elles sont soutenues par un fonds », conseille ainsi Christophe Connille, responsable de l’association Youth in Finance très orientée fintech.

Enfin, les cabinets de recrutements eux-mêmes apprécient généralement les candidats atypiques. Tel est le cas du cabinet Ignition (lauréat de la cuvée 2015 de Paris Entreprendre) qui est spécialisé dans le recrutement pour les start-ups et a lancé un programme chargé de placer et développer les meilleurs talents entrepreneuriaux dans les jeunes pousses les plus prometteuses. La preuve en vidéo…

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