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Le CV parfait pour un cadre financier expérimenté

Le CV parfait tient idéalement sur une page, deux maximum

Le CV parfait tient idéalement sur une page, deux maximum

Après plusieurs années passées à un même poste, il n’est pas toujours facile pour un cadre financier de se familiariser de nouveau avec l’exercice du CV. Combien de pages ? Quels détails mentionner ? Quelle forme privilégier ? C’est pour tenter de répondre à ces questions – et d’autres – que nous vous proposons quelques conseils pour rédiger un CV parfait adapté à votre expérience en finance, sur la base de témoignages de recruteurs et de chasseurs de têtes. Voici donc ce qu’il convient de retenir :

La taille de votre CV

« La lecture moyenne d’un CV prend moins d’une minute, donc le document doit être synthétique et lisible, afin de transmettre l’essentiel », nous explique Olivier Coustaing, associé chez Managers by Alexander Hughes Paris. « Les financiers expérimentés pourraient être tentés d’exprimer trop de détails et nuire ainsi à l’impression générale : ne pas oublier que le CV donne une première photographie et sert à susciter l’intérêt et la rencontre ».

« Le CV doit être rédigé de telle sorte qu’il doit donner envie au chasseur de têtes de vous rencontrer », nous confirme Denis Marcadet, président du cabinet de chasse Vendôme Associés, qui préconise que le CV tienne idéalement sur une page, voire une page et demi au maximum.  La plupart des recruteurs interrogés insistent sur le fait que le CV doit être concis et aéré, et tenir sur un recto. Cependant, « Avec 10 ans d’expérience ou plus, un CV de deux pages est tout à fait toléré. Au-delà, le recruteur peut se demander si un effort de synthèse suffisant a été réalisé pour valoriser son parcours », indique le cabinet de recrutement Michael Page sur son blog.

Rien n’empêche maintenant aux candidats seniors qui se sentiraient frustrés de condenser leur riche expérience en finance en quelques bullet points de préparer un CV synthétique d’une page ou deux comme le souhaitent les recruteurs, et d’avoir en réserve un CV bien plus détaillé sur plusieurs pages, comme certains candidats nous ont indiqué le faire, et qui pourra toujours servir dans une phase ultérieure du processus de recrutement, pendant les entretiens d’embauche par exemple.

La présentation générale de votre CV

« Côté présentation, indiquer d’abord vos grands domaines de compétences permet au recruteur d’identifier ce que vous pourrez apporter à l’entreprise, avant même la lecture complète de votre CV. Détaillez ensuite ces compétences dans les différentes expériences que vous mentionnerez », recommande Michael Page, spécialiste du recrutement de cadres confirmés.

« Faites figurer un titre de fonction en tête de CV : DAF, contrôleur de gestion, etc. », recommande Thierry Carlier-Lacour, CEO chez Traditions & Associés Executive Search Consultants. « Le déroulé du CV se fait par ordre chronologique d’expérience, de la plus récente à la plus éloignée. Faites figurer les compétences techniques clés sollicitées à chacune des étapes ».

Si vous voulez quitter la banque d’investissement pour rejoindre un autre domaine comme le corporate finance par exemple, « précisez-le sur un bandeau en en-tête du CV », indique pour sa part Denis Marcadet. Tout ce qui, d’une façon ou d’une autre, facilitera le travail des chasseurs de têtes sera in fine apprécié par ces derniers.

La rubrique « Expérience professionnelle »

« Votre CV doit couvrir les thèmes principaux : titre et responsabilités de chaque expérience, diplômes, certifications, affiliations professionnelles, compétences spécifiques (actifs et volumes gérés pour l’asset management, type de transactions exécutées pour le corporate banking, taille des équipes gérées si applicable, etc.) », relève Olivier Coustaing. « Enfin des réalisations clés pour chaque poste, étayées de chiffres illustrant l’impact et la valeur ajoutée du professionnel ».

« Un CV évolue et doit être mis à jour tous les 6-12 mois », rappelle pour sa part Karine Doukhan, director chez Robert Half Management Resources. « Il doit d’abord valoriser les succès emblématiques obtenus : projets menés à terme, clients ou contrats gagnés, réalisations ayant contribué à la croissance ou innovations transformées… etc.) et aussi si il y a lieu ses capacités de management d’équipes ».

« Enfin, il faut retirer d’autres éléments devenus obsolètes car ne correspondant plus aux attentes (mentionner « Maîtrise de l’informatique » par exemple ne fait plus sens). Si la forme classique est toujours appréciée et recommandée, rechercher les dernières tendances de son secteur pour avoir une présentation valorisante permet de se démarquer et de prouver son acuité », poursuit Karine Doukhan.

La rubrique « Formation »

Si cette rubrique est absolument nécessaire pour un jeune diplômé, elle l’est nettement moins pour un cadre expérimenté. « Une ligne ou deux suffiront amplement. En revanche, si vous avez récemment effectué un MBA ou suivi un MOOC, indiquez-le et précisez en une ligne ou deux ce que cela a ajouté à votre expérience », conseille Michael Page.

A défaut de créer une rubrique dédiée, l’endroit dans votre CV où vous ferez mention de votre formation est stratégique. « Mettre en avant la formation seulement si elle est d’excellence – en haut à droite par exemple – sinon la faire figurer en bas de CV », fait observer Thierry Carlier-Lacour.

La rubrique « Langues »

« Les atouts linguistiques seront à préciser car cela peut s’avérer différenciant » note Olivier Coustaing. Nombreux en effet sont les cabinets de recrutement qui pointent régulièrement le trop faible niveau en anglais des cadres français en finance.

« Mettre en avant le niveau d’anglais s’il est courant (sous le titre par exemple) », conseille pour sa part Thierry Carlier-Lacour.

La rubrique « Autres » ou « Centres d’intérêts »

« Si ce que vous indiquez permet au recruteur d’obtenir des renseignements sur votre personnalité, des points applicables au monde de l’entreprise, n’hésitez pas !», recommande Michael Page. « A l’inverse, si remplir cette rubrique est une corvée, alors faites l’impasse : vous risqueriez de conclure votre candidature avec une note inutile voire négative ».

Et, pour finir, les annexes…

Thierry Carlier-Lacour évoque, pour les candidats expérimentés seulement, « la possibilité de joindre au CV un document complémentaire listant et précisant les dossiers significatifs traités ou décrivant les expertises techniques ». A vous de jouer…

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