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Certification AMF : le bilan après cinq ans d’existence…

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Mise en application depuis le 1er juillet 2010, la certification professionnelle de l’Autorité des marchés financiers (AMF) s’apprête donc à fêter cette année ses cinq ans d’existence. L’occasion pour l’AMF de dresser un bilan de ce dispositif de vérification du niveau de connaissances minimales des collaborateurs ou futurs professionnels des prestataires en services d’investissement.

Le dispositif répond à la vocation suivante : s’assurer que les collaborateurs exerçant certaines fonctions-clés (vendeurs, gérants de portefeuille, traders, responsables de back office, analystes financiers…) disposent d’un niveau adéquat de connaissances. Il permet de développer une culture générale et financière commune et partagée. Les prestataires de services d’investissement ont la possibilité soit de conduire cette vérification en interne, soit de vérifier que le collaborateur a satisfait à un examen externe certifié par l’AMF et assuré par des organismes de formation.

A ce titre, le régulateur a conduit 3 études pour connaitre les profils des professionnels, l’efficacité de l’examen, ou encore les pratiques des organismes certifiés. Tous ces éléments ont été évalués auprès des différents professionnels concernés. Voici ce qu’il convient de retenir :

Un dispositif largement plébiscité

Le nombre de professionnels ayant passé l’examen certifié par l’AMF entre le 1er juillet 2010 et le 31 décembre 2015 est de 37.400, parmi lesquels 77% sont issus de la banque et 13% de sociétés de gestion ou entreprises d’investissements. Qui plus est, 40% des personnes ont passé l’examen pendant leurs études et  15% l’ont passé alors qu’ils n’y étaient pas règlementairement soumis.

La valorisation de leur parcours et le gage de compétence vis-à-vis des clients sont les avantages de la certification externe les plus fréquemment cités par les professionnels « certifiés ». L’examen certifié par l’AMF constitue une reconnaissance affichée d’un socle de connaissances professionnelles et conforte la qualité et l’homogénéité du conseil donné à la clientèle en France.

« En 5 ans, la certification professionnelle des acteurs de marché a donc fait ses preuves et a démontré son utilité. Enfin, la certification professionnelle permet d’assurer à la place de Paris un bon positionnement », relève l’AMF dans un communiqué publié pour l’occasion.

Un examen qui ne s’improvise pas

Le taux de réussite moyen à l’examen certifié par l’AMF est de 66%. « Réussir l’examen certifié AMF n’est pas d’une grande difficulté si l’on compare cette épreuve à d’autres examens certifiés et notamment au CFA. L’examen certifié AMF requiert une quarantaine d’heures de travail personnel en moyenne, 5 à 6 fois moins que pour chaque niveau du CFA », rappelle Éric Normand, directeur de Bärchen, un organisme de formation pour professionnels des marchés financiers et de la gestion, et auteur de l’ouvrage Réussir l’examen certifié AMF. « Cela étant dit, l’examen certifié AMF n’est pas non plus une simple formalité qui se prépare en un week-end ».

Le jeu en vaut néanmoins la chandelle si l’on considère que le taux d’emploi des « certifiés » s’élève à 90%, que l’examen est jugé utile en termes d’employabilité par 3 certifiés sur 4, que 90% : le taux jugent que l’examen porte sur une culture générale précieuse dans le domaine de la finance.

A noter qu’il existe deux possibilités pour valider ses compétences : l’’examen externe dans l’un des 11 organismes certifiés par l’AMF, qui constitue une validation externe valable à vie quel que soit l’employeur, ou bien la validation en interne des connaissances requises par l’AMF, qui n’est cependant pas «passeportable » si vous changez d’employeur.

Pistes d’évolution du dispositif

La vérification des compétences minimales est sur le point d’être élargie à une nouvelle population : les CIF (conseillers en investissements financiers). Exercée par 7500 personnes aujourd’hui, cette fonction est encadrée par 5 associations professionnelles et concerne près de 5000 cabinets.

Désormais ancrée dans le paysage en matière de certification professionnelle, le dispositif de l’AMF se voit renforcé dans sa légitimité et son efficacité dans le cadre des évolutions réglementaires européennes. En effet, la directive MIF II comprend un renforcement des exigences pour les populations fournissant des conseils et des informations, dans une volonté accrue de protection des investisseurs.

Par ailleurs, les guidelines émises par l’ESMA suivent la même dynamique. A cet égard, alors que le dispositif actuel de vérification des connaissances est en avance en France, l’AMF et le Haut conseil certificateur de place veilleront à le compléter et l’enrichir en accord avec les grandes orientations européennes.

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