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Les 5 critères à retenir pour bien choisir votre MBA

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Pour sa 7è édition, le salon MBA Fair – Executive Masters organisé par le Groupe Le Monde s’est ‘installé au Palais Brongniart le samedi 18 mars Aujourd’hui, un MBA est la clé pour accéder à des postes de manager dans l’entreprise. De nombreux cadres, ayant entre 3 et 10 ans d’expérience professionnelle s’orientent vers ces formations hautement qualifiées.

Vous êtes cadre et souhaitez acquérir de nouvelles compétences afin d’évoluer au sein de votre entreprise, cet évènement vous permettra de rencontrer les directeurs de programmes français et internationaux des plus prestigieux MBA et Executive masters ainsi que d’assister à des conférences animées par les journalistes du Monde et de participer aux prises de paroles de nombreux exposants tout au long de la journée.

Reste à savoir comment bien choisir son MBA. Voici, sur la base des échanges qui ont eu lieu l’an dernier sur ce thème au salon MBA Fair, les principaux critères de sélection que vous devriez retenir pour faire le bon choix…

1/ Le ranking du MBA dans les classements

Même s’il n’est pas le seul, le classement Global MBA du Financial Times fait office de référence internationale concernant les meilleures formations MBA sur une base multi-critères, allant des salaires jusqu’à la mobilité internationale, en passant par le prestige auprès des recruteurs ou bien la durée moyenne pour trouver un emploi, entre autres. Dans l’édition 2016 du FT, c’est une école française – l’Insead – qui, pour la première fois, se hisse en tête du classement, devant London Business School, Wharton et Stanford.

Il n’est donc point besoin de traverser la Manche (ou l’Atlantique) pour faire partie des meilleurs ! Attention toutefois : les classements reposent sur des méthodologies aux contours parfois flous et une formation MBA qui sait habilement communiquer peut parfois arriver devant une autre (ce qui n’est pas le cas de notre champion tricolore, rassurez-vous !).

2/ Le retour sur investissement du MBA

Préparer une formation MBA est onéreux : comptez 71.000 euros sur un an à l’Insead et 56.000 euros à HEC Paris pour une période de 16 mois, et même plus de 100.000 euros à Harvard. Aussi convient-il à ce tarif de se pencher sur le retour sur investissement. Et d’essayer de se renseigner sur les salaires auxquels peuvent prétendre les titulaires du MBA une fois leur diplôme en poche.

En termes de rémunération globale (fixe + bonus), c’est encore l’Insead qui arrive en tête des écoles françaises, suivi par l’Essec, EM Lyon, HEC paris et ESCP Europe, selon les données du site spécialisé dans les statistiques sur les rémunérations dans le secteur financier Emolument.com. Si vous optez pour ces écoles, votre bonus annuel  moyen (aux alentours de 80k€) devrait suffire à lui seul à rembourser vos frais de scolarité. A méditer…

3/ Le contenu des programmes du MBA

« Le MBA est avant tout un programme généraliste de Management », rappelle Henri Isaac, directeur de l’Executive MBA Dauphine. Cependant, l’objectif n’est pas de diffuser des modes managériales, mais de privilégier le développement des capacités de réflexion et d’analyse. « La vraie valeur d’un MBA réside dans la capacité de réflexion et de décision de ses diplômés », poursuit-il.

Et d’ajouter : « Nous considérons que le management des entreprises est riche de sa diversité, ne repose pas sur un modèle unique et n’a de sens que s’il respecte les valeurs humaines fondamentales. Sans éthique et respect de ces valeurs, le management n’est pas durable ». Pour ce faire l’Executive MBA Dauphine propose du travail en petits groupes (24 étudiants maximum par groupe, 2 groupes maximum par année), véritable entre-aide entre les apprenants, parrainage inter-promotions, fonctionnement en réseaux.

« Les Global MBA ont un contenu assez généraliste visant à préparer aux fonctions de leadeship dans les entreprises et les organisations, d’où l’intérêt de se pencher sur les options spécifiques offertes par chaque MBA », rappelle de son côté Anne-Claire Pache, directrice générale adjointe en charge de la grande école et des masters Essec. D’après elle, « le plus efficace reste encore de prendre le temps de s’informer auprès des étudiants qui ont déjà effectué le programme ».

Aux compétences ‘hard skills’ (cours de finance, de stratégie…) viennent s’ajouter les ‘sofs skills’ (compétences relationnelles, personnelles..). « En termes de contenu, nous avons fait le choix de développer une place importante au développement personnel avec notamment un coaching individuel et collectif », relève pour sa part Christel Rathle, marketing director Executive Education & MBAs à l’Edhec Business School.

4/ Les labels récoltés par le MBA

Le MBA ne bénéficiant d’aucune reconnaissance de l’Etat, il convient d’être prudent, surtout qu’il existe quelque 300 MBA en France et 20.000 dans le monde. Premier gage de qualité dans l’Hexagone  : l’appartenance de l’école qui délivre le MBA à la Conférence des Grandes Ecoles (CGE).

Au niveau européen, deux accréditations permettent de juger de la qualité d’un MBA : il s’agit de l’AMBA, délivré par l’Association of MBA’s au Royaume-Uni ainsi que l’EQUIS (European Quality Improvement System) délivré par l’European Foundation for Management Development (EFMD). Ces deux labels sont accordés à une vingtaine d’écoles françaises et 150-200 écoles dans le monde.

Enfin, autre label : l’AACSB, délivré par l’Association to Advance Collegiate Schools of Business à 23 écoles françaises. « Quand une école détient ces trois labels, on parle alors de ‘triple couronne’», indique Martine Jacot, journaliste au Monde qui animait les débats.  En tout, 15 écoles françaises font partie des heureuses élues.

5/ Le réseau des alumni du MBA

« Le réseau est plus important que le diplôme en soi », reconnaît Tina François, directrice adjointe Marketing & Recruitment à l’Insead. Il permet en effet de développer des relations professionnelles (toujours utile pour décrocher un job) mais aussi personnelles (certains de vos pairs feront partie de votre cercle amical).

« Pour savoir si le MBA auquel vous voulez postuler vous permettra de travailler dans votre domaine de prédilection, renseignez-vous sur les secteurs d’activités où travaillent justement les anciens élèves », poursuit Tina François.  Vous avez donc désormais toutes les cartes en main pour faire le bon choix…

Crédits photo : ismagilov / gettyimages

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