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Pourquoi les banquiers pratiquent le kung-fu, et pourquoi vous devriez les imiter…

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Alors que les établissements financiers insistent sur l’importance de la résilience chez leurs employés, il existe un passe-temps qui permet de relativiser la pression au travail. « Lorsque vous avez repoussé un grand gaillard qui essayait de vous frapper au visage, les chiffres qui se bousculent autour d’une feuille de calcul semblent tout d’un coup beaucoup moins anxiogènes », explique Cailey Barker, analyste minier chez Blackrock.

Si Caley Barker passe ses journées à analyser les sociétés minières chez Blackrock, il est aussi le fondateur du centre Bushin basé à Londres et qui est le nom d’un art martial qu’il a inventé et signifie ‘l’esprit du guerrier’ – et forme de plus en plus les professionnels de la finance en quête de davantage d’attention et de discipline à leur travail. « Les avantages sont énormes. En plus d’un entraînement physique, cela procure une discipline mentale pour réussir à travailler sous pression », poursuit-il. « Nous jetons les gens directement dans l’arène : ils se retrouvent dans une situation de combat simulée dès leur première session, ce qui les aide à apprendre comment sauver sa peau ».

Ces banquiers qui pratiquent le kung-fu

Regardez bien autour de vous et vous constaterez que le nombre de banquiers pratiquant les arts martiaux à un niveau pro est étonnamment élevé. Steven Leppard, Head of EMEA Strats chez Noble Group et ancien managing director chez J.P. Morgan, est aussi un maître-enseignant (sifu) en kung-fu au Kings College de Londres. Carsten Kengeter, l’actuel CEO de Deutsche Börse et ancien banquier chez Goldman Sachs et UBS, pratique le nei gong – un art martial qui enseigne la “force intérieure”. Brian Fish, banquier chez RBS, est ceinture noire de Kickboxing chinois. Linda Merchant – 7ème Dan et ceinture noire en Okinawan Goju-Ryu – a quitté son emploi dans la banque pour enseigner le karaté. Idem pour Claire Mendoca qui a quitté HSBC en 2012 pour enseigner le kickboxing thaïlandais.

Si pour la nouvelle génération de professionnels de la finance, tout cela s’apparente ni plus ni mois à de la boxe en col blanc, Caley Barker insiste sur le fait que l’essentiel ne consiste pas à libérer son agressivité. « Il y aura toujours des gens qui viendront en croyant pousser les portes du Championnat des combat extrêmes, mais la plupart d’entre eux déchantent rapidement quand ils se prennent des coups dans le visage », indique-t-il. « C’est plus une question d’engagement et de discipline. Cela vous permet de dépasser votre vie quotidienne et vous rend plus confiant à la fois dans votre carrière et ailleurs ». Si vous apprenez le Bushin, cela ne se limite à l’auto-défense. C’est un “style de combat de rue”, qui vous donne les techniques d’attaque proactive – en cas de besoin.

Développer un nouveau style

Après quelques années à avoir déplacé des tas de rochers en sa qualité de géologue, Caley Barker a décidé qu’il n’était pas fait pour cela et a voyagé au Japon pour enseigner l’anglais – et développer ses compétences en Shorinji Kempo, une version japonaise du kung-fu Shaolin. Il reconnaît avoir été inspiré par Bruce Lee et adopté le mantra ‘absorber ce qui est utile, jeter ce qui est inutile’ comme état d’esprit pour ses arts martiaux. Mélanger les styles est mal vu dans les milieux traditionnels du kung-fu, de sorte que Barker a été en rupture avec la tradition en développant son propre style.

Même avec un emploi bancaire en front office qui, bien que sédentaire, requiert tout de même qu’il voyage un tiers de son temps, Caley Barker continue à pratiquer les arts martiaux tous les jours. Et contrairement aux banquiers qui s’adonnent à la passion du cyclisme et des marathons extrêmes, il est peu probable que vous dépensiez des fortunes. Tout ce dont vous aurez besoin est une bonne paire de gants de boxe, sachant que les plus chères ne coûtent guère plus de 60 euros. « Les professionnels de la finance sont plus enclins à atteindre leurs objectifs que le commun des mortels qui aurait rapidement tendance à baisser les bras. Ils deviennent ainsi plus confiants et mieux aptes à s’autogérer dans des situations professionnelles qu’ils trouvaient auparavant stressantes », conclut Caley Barker.

Photo: iStock/Thinkstock

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