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Comment entrer en banque d’investissement quand vous ne sortez pas d’une grande école

junior bankers

Décrocher un emploi de front office en banque d’investissement n’est déjà pas facile, alors imaginez ce qu’il en est si vous venez d’une université quelconque. Car pour un banquier en front office, sortir d’une grande école, qui plus est coûteuse, semble bien être la norme. Pas tant d’ailleurs pour se démarquer de la pile de CV sous laquelle croulent les recruteurs en finance, mais parce qu’être issu d’une grande école signifie qu’il y a plus de chance et que fassiez partie des ‘bons cercles’.

Bien qu’elles s’en défendent, les banques d’investissement disposent d’une liste des grandes écoles dans lesquelles elles se rendent afin de trouver la prochaine génération de banquiers. Non seulement elles chassent directement à partir de ces écoles, mais si vous n’y êtes pas allé, vous êtes susceptible de voir votre candidature écartée en quelques secondes.

Dans ce contexte, peut-on encore parler d’égalité des chances ? Tout espoir n’est cependant pas perdu. La liste des banquiers juniors front office au background modeste a beau être courte, elle a le mérite d’exister.  Je sais parce que j’en fais partie. Alors, quelle est la marche à suivre ?

Étape 1 : Des stages

Répétez après moi : “Vous ne décrocherez pas un job en banque d’investissement sans un stage en banque d’investissement”. D’accord, ce n’est pas toujours vrai, mais la mention d’un nom prestigieux sur votre CV fera toujours son petit effet sur les banquiers.

Certes, les stages visent eux aussi les diplômés des grandes écoles, mais il y a une chose que tous les étudiants de première année ignorent : le terrain de jeu est beaucoup plus régulier à ce stade. Alors foncez ! Stages de printemps, stages d’été : faites tout ce que vous pouvez !

Parce que croyez-moi, si vous passez vos deux premières années à l’université au pub, et commencez seulement à partir de votre troisième année à dresser la liste des banques où postuler, alors vous aurez à essuyer ne nombreux refus.

Mais ce n’est pas la seule chose que vous puissiez faire. Pour ma part, je n’ai pas fait de stage en première année, si bien qu’il y a encore de l’espoir pour les étudiants de troisième année qui lisent ces lignes…

Étape 2 : Le réseau

Ne pas être allé dans une grande école signifie probablement que votre père n’était pas banquier.Pendant que certains, comme Louis Bacon junior chez Goldman Sachs, ont eu l’avantage de grandir dans une famille ayant fait carrière dans la finance, vous étiez probablement en train de jouer à la console PS4 et visionner Game of Thrones tout en jetant un coup d’œil sur le site de Goldman Sachs en essayant de vous rappeler le nom du CEO.

Vos relations peuvent changer la donne. Rencontrez un banquier, convainquez-le que vous n’êtes pas idiot, et vous pourriez vous retrouver avec une offre de stage. LinkedIn et les courriels sont vos amis, et quand les 30 premières personnes ne répondent pas, passez outre et retentez votre chance.

Quand je me suis retrouvé sans stage en ma qualité de diplômé d’une université de troisième zone, j’ai envoyé des mails spontanés à 50 boutiques en leur proposant de leur offrir me services pendant l’été.  Seulement trois ont répondu et l’une d’elles m’a fait une offre. Je n’en voulais pas plus.

Étape 3 : Dopez votre CV

Si comme moi vous êtes diplômé d’une université qui n’est pas réputée et que vous n’avez pas fait de stage digne de ce nom, alors il ne reste qu’un seul mot : «Master ». Nul besoin d’un Master en Finance pour devenir banquier. Mais en y réfléchissant bien, cela permet de mentionner une université de renom sur votre CV et mieux comprendre le fonctionnement du processus de sélection. Mieux encore, dans une grande école, il est plus facile d’obtenir une offre pour un diplôme de troisième cycle qu’un diplôme de premier cycle.

Cependant je vous préviens : les Masters coûtent cher et vous feriez mieux de commencer à remplir des demandes de prêt. Si vous en décrochez un, suivez les étapes ci-dessus et vous pourrez obtenri plus que ce que votre background médiocre vous réserve. Le cas échant, contentez-vous décrocher un job qui ne vous obligera pas à rester au bureau jusqu’à 5h du matin. Au final, vous ne serez peut-être pas perdant…

L’auteur est un banquier front office junior dans une grande banque d’investissement. Johnny Rotten est un pseudonyme.

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