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Les métiers phares en 2010…

Sans nul doute, 2010 aura aussi ses ups and downs . Qui seront les grands gagnants ? Nous avons étudié avec grand soin notre boule de cristal. En voici le résultat. Et pour ne pas contrarier les absents de la liste, précisons que cette dernière n’est pas exhaustive !

Les marchés primaires actions : Selon la dernière étude de IPO Watch Europe de PwC, les marchés européens des introductions en bourse (IPO) ont commencé à montrer des signes de reprise fin 2009. Le troisième trimestre 2009, généralement caractérisé par une faible activité, a enregistré 44 opérations mobilisant 1 799 millions d’euros contre 28 transactions pour seulement 456 millions d’euros au trimestre précédent. Luxembourg occupe la deuxième place par la valeur des transactions, avec 7 opérations totalisant 817 millions d’euros, une hausse en volume et en valeur par rapport au même trimestre de 2008, soit 40 millions pour 4 transactions. La confiance des investisseurs semble se renforcer. Par ailleurs, le nombre de sociétés détenues en portefeuille par des fonds de capital-investissement nous permet d’envisager un rebond de l’activité des IPO probablement au premier semestre 2010 , anticipe Philippe Kubisa, associé du Global Capital Markets Group au sein de PwC France.

Les boutiques : La banque privée a été largement secouée avec la crise mais certaines petites structures tireront leur épingle du jeu. Une étude de PwC sur l’avenir du wealth management montre que les boutiques bien rôdées sont des firmes particulièrement bien positionnées pour prospérer. L’accent n’est plus mis sur la recherche de nouveaux clients mais sur la rétention des nouveaux clients, notamment grâce à une plus grande interaction et une meilleure relation des chargés de clientèle avec leurs clients. Les petites structures ont une opportunité unique de tirer profit des dommages causés par les grandes firmes, sévèrement affectés par la crise. Les chargés de clientèle sont ainsi chassés par des rivales ou créent leurs propres boutiques , lit-on dans l’étude. Des opportunités existent notamment dans le transfert de patrimoine entre générations. Seuls 50 % des gestionnaires de fortune interrogés sont capables de retenir plus de 50 % des actifs de leurs clients lors d’un transfert intergénérationnel.

CSSF (Commission de surveillance du secteur financier) : Les régulateurs ont le vent en poupe. Les dossiers s’accumulent (affaire Madoff, décisions du G20 de Pittsburgh, secret bancaire…) et le besoin de spécialistes se précise. Nous avons beaucoup de travail devant nous et nous sommes d’ailleurs en train de recruter, notamment pour chercher des gens qui ont déjà de l’expérience dans les différents métiers de la place , déclarait récemment Jean Guill, nouveau patron de la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF), dans L’Agefi Luxembourg.

Finance islamique : La Finance Islamique est d’une importance limitée à l’heure actuelle mais représente un créneau de croissance porteur dans lequel le Luxembourg doit se positionner , a indiqué Wim Piot, associé et Middle East and Islamic finance Leader chez PwC Luxembourg à l’occasion du premier forum dédié à la finance islamique. Le marché des Suku constitue une opportunité de taille pour le Luxembourg en termes de titrisation et de croissance pour les fonds. La Bourse de
Luxembourg compte, à ce jour, 16 Sukuk cotés ; le seul centre financier qui peut rivaliser
avec ce chiffre est Londres
, assure Wim Piot. En 2008, alors que la majorité des actifs étaient sur la pente descendante, les actifs islamiques enregistraient une croissance de près de 8 %. La taille totale de cette industrie est estimée entre USD 800 milliards et USD 1 trillion, avec un taux de croissance annuel moyen de 15-20 %. Le secteur compte plus de 300 établissements spécialisés dans plus de 75 pays.

Micro-finance / ISR : Le gouvernement a récemment prouvé son soutien au secteur (communiqué). Selon l’Alfi, déjà 45 % des encours des VIM (véhicules d’investissement en microfinance) identifiés au niveau mondial sont basés au Luxembourg. De 2005 à 2009, les actifs sous gestion des VIM sont passés de 700 millions à 4 milliards d’euros. Certaines études anticipent une progression à 10 milliards d’euros d’ici à 2015. Avec le développement du secteur, et plus largement de la dimension investissement socialement responsable (ISR), qui suscite beaucoup d’intérêt de la part des acteurs financiers, des dizaines de postes pourraient être créés par ricochet dans les cabinets d’avocats, les banques dépositaires, cabinets d’audit… , nous a confié Axel de Ville, directeur exécutif de l’ONG luxembourgeoise Ada (Appui au Développement Autonome). Plus que des emplois à part entière, la microfinance devrait susciter un nouveau besoin en matière de compétences. Une tendance qui se traduit par le développement des formations dédiées et mais aussi par une demande nouvelle de la part des recruteurs qui commencent à intégrer cette dimension dans leurs profils de recrutement.

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