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Pourquoi et comment les banquiers peuvent se recycler dans le real estate

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Les banquiers d’investissement désireux de se reconvertir dans la gestion d’actifs devraient s’intéresser de près aux opportunités offertes par le real estate (immobilier). Nombreux sont les chasseurs de têtes spécialisés en finance qui font état de mouvements dans les équipes d’investissement de ce secteur. « Suite aux très bonnes collectes sur les fonds grand public, on assiste au renforcement en cours des équipes spécialisées en acquisitions («asset management/property») », explique Denis Marcadet, président et fondateur du cabinet de chasse parisien Vendôme Associés.

Même son de cloche chez Odile Couvert, fondatrice du cabinet de chasse Amadeo Executive Search, qui, à l’occasion d’une conférence organisée par CFA Society France sur la mutation des métiers en finance, disait observer « un volume important de recrutements dans la gestion d’actifs immobiliers ». De nombreux acteurs ayant connu des changements à leur tête ces dernières années (Generali Real Estate, Groupama Immobilier, Aviva Reim,  CB Richard Ellis Investors…), les équipes d’investissement cherchent désormais à se renforcer sur des profils intermédiaires (28 à 35 ans).

Un secteur qui a le vent en poupe

Surtout, le phénomène ne concerne pas que la France. Partout en Europe, les gestionnaires d’actifs cherchent à booster leurs infrastructures et leurs équipes en charge de l’immobilier à mesure que les fonds de pension tendent à diversifier leurs portefeuilles. Le bureau parisien de BMO Real Estate Partners vient ainsi d’annoncer l’arrivée de Florent Hervé en tant qu’european asset manager.

Il faut dire que l’immobilier séduit de plus en plus les investisseurs en quête de rendement. Conséquence : la collecte 2015 a été particulièrement élevée. A titre d’exemple, la collecte par la Française Global REIM (filiale du groupe La Française) spécialisée dans la gestion d’actifs immobiliers, a dépassé 2 milliards d’euros en 2015 contre 1,1 milliard en 2014.

Avec 29 milliards d’euros engagés au cours de l’année 2015, le marché de l’investissement en immobilier d’entreprise en France à lui seul affiche une hausse de 4%. Signe emblématique de la frénésie atour de l’immobilier d’entreprise : Axa IM Real Assets vient d’acquérir la Tour First à La Défense auprès de Beacon Capital Partners pour un prix estimé à 800 millions d’euros.

Real Estate

Banques, cabinets conseils, foncières

Le secteur a donc plus que jamais besoin de professionnels à même de gérer cette manne financière. Aux côtés des fonds qui représentent la 1ère catégorie d’investisseurs en 2015 avec 33 % des engagements (la très bonne collecte des OPCI et SCPI leur assurant une part significative du volume investi), les grandes banques constituent une cible de choix pour les financiers qui y travaillent déjà.

Ainsi, BNP Paribas Real Estate a annoncé fin 2015 le recrutement de 400 collaborateurs en France dans ses six lignes de métier que sont la Promotion, la Transaction, le Conseil, l’Expertise, le Property Management, l’Investment Management et les fonctions centrales,  qui sont « autant d’opportunités de carrières pour nos collaborateurs », note Anne du Manoir, directrice adjointe des Ressources Humaines, qui précise rechercher « des collaborateurs passionnés par l’immobilier et dotés d’un vrai sens commercial » pour des postes de consultants, property managers ou analystes, entre autres.

Les cabinets conseil ne sont pas en reste. Pour preuve, le cabinet EY a annoncé le mois dernier  l’arrivée d’Yvan Gril en tant qu’associé responsable des activités de conseil en transactions pour le secteur Real Estate (immobilier, hôtellerie et construction) au sein du métier Transaction Advisory Services. Jean-Roch Varon, Associé EY responsable Real Estate pour la zone France Maghreb Luxembourg, salue « son expérience reconnue de conseil et d’investisseur dans les opérations d’acquisitions, de cessions, de financement, de restructuration, d’évaluation d’actifs et de sociétés, ainsi que dans les domaines de l’asset management et de la gestion de fonds immobiliers».

Des passerelles depuis la BFI

« Nous recevons beaucoup d’anciens de la banque d’investissement qui cherchent un job en gestion d’actifs », rappelle dans nos colonnes Chris Mansfield, du cabinet de recrutement londonien Curtis-Murray. Mais cela n’a rien d’évident. « Il faut des compétences transférables » ajoute-t-il. Cela dit, des passerelles existent, et des vendeurs et gérants  peuvent très bien passer des valeurs mobilières (actions, obligations…) aux valeurs immobilières.

Quant aux salaires, ils sont plutôt confortables. D’après l’étude de rémunérations 2016 de Robert Walters (voir ci-dessous), il n’est pas rare que les salaires annuels (hors bonus) dépassent les six chiffres au bout de 10 ans d’ancienneté. Du fait du retour des investisseurs étrangers sur le marché de l’immobilier commercial parisien, la demande des recruteurs pour les professionnels avec une expertise immobilière s’est intensifiée, avec à la clé des augmentations de salaire de 10-15% prévues en 2016 pour ceux qui feront le choix de rejoindre ce secteur.

Real Estate Robert Walters

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