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Les jobs en finance qui seront au top en 2016, selon les chasseurs de têtes parisiens…

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Quelles seront les opportunités de l’emploi en finance en 2016 ? Pour le savoir, nous avons demandé à des chasseurs de têtes spécialisés en finance de la place parisienne de nous livrer leurs pronostics sur les secteurs et les métiers qui recruteront l’an prochain. Nous ne manquerons pas de compléter cette liste si d’autres chasseurs de têtes en finance veulent se livrer à ce petit exercice d’anticipation…

Etienne Maillard, associé du cabinet Themis Executive Search

Private Equity : Avides d’investissements après avoir fini de nettoyer leurs portefeuilles de participations acquises avant la crise financière, les fonds vont continuer à se montrer particulièrement actifs sur le front du M&A, alors que de nombreuses levées sont très prometteuses. C’est pourquoi, la recherche de force vive (chargés d’affaires et directeurs de participation) devrait donc continuer en 2016. Ceux justifiant d’expérience ou d’une capacité d’actions sur les marchés voisins (l’Italie et l’Allemagne notamment) seront particulièrement recherchés également alors que de nombreuses équipes se développent sur ces marchés. Enfin, les Associés, justifiant d’un bon track record et d’une vraie capacité d’origination, seront également très prisés.

Banque d’investissement et de financement : L’année 2015 a marqué une pression accrue sur la recherche de senior Analysts, d’Associates et de junior Vice Presidents. Cela va continuer en 2016, de nombreuses équipes/banques ayant des « trous » sur ces séniorités alors que les perspectives en termes de transactions M&A sont bonnes pour 2016. Pour les Managing Directors, plusieurs structures recherchent toujours à renforcer leur capacité d’origination. On devrait ainsi assister à quelques mouvements notables.

En matière de financement, les prévisions sont les mêmes que celles qui avaient été formulées pour 2015. Il va falloir s’attendre à l’arrivée de nouveaux acteurs autres que bancaires pour satisfaire les besoins des entreprises comme des fonds de dette. La désintermédiation financière n’en est qu’à ses débuts et continuera d’offrir des opportunités pour les spécialistes des marchés obligataires, les experts en titrisation ou encore les professionnels du private equity.

Conformité : La conformité est le sujet clé pour les banques sur les prochaines années. Les besoins en recrutement sur ces fonctions seront constants et les banques seront contraintes d’innover avec l’embauche de profils issus du front office. Les mutations de la compliance vont engendrer une revalorisation de la fonction elle-même.

Olivier Coustaing, associé chez Managers by Alexander Hughes Paris

L’Asset Management, déjà en bonne posture depuis le second semestre 2015, devrait continuer sa progression. Face à une clientèle exigeante et un marché réglementaire complexe, les gérants d’actifs doivent continuer à se différencier. Le développement des fonds éthique et de la gestion ISR renforcera le besoin de gérants expérimentés et prenant en compte, au-delà des critères financiers traditionnels, des critères sociaux, environnementaux et de saine gouvernance. Les encours de l’investissement socialement responsable pèsent à ce jour plus de 200 milliards d’euros en France.

La Gestion privée reste un pilier fort de l’écosystème bancaire. Le secteur connait de profondes mutations, forcé de s’adapter à un contexte économique singulier, une nouvelle définition des prestations, l’évolution des modèles de pricing et la digitalisation. La directive européenne Mifid 2 (en vigueur en 2017) et les processus de lutte contre la fraude fiscale vont considérablement modifier le paysage financier. Les grands gestionnaires de patrimoine devront, à des fins de rentabilité et de transparence, focaliser leurs efforts sur des professionnels pouvant accompagner la segmentation des clients, l’adaptation des offres et la gestion fine des clients.

Les Directions financières (risque, juridique et conformité), restent favorisées par des réglementations et des exigences croissantes liées à Solvabilité II et Bale III. Phénomène d’autant plus sensible au sein des grands Assureurs qui, pour soutenir de leurs transformations et leur compétitivité, n’hésitent pas à attirer des profils managériaux et techniques issus des banques.

Les métiers du Digital deviennent réellement stratégiques, sur l’ensemble des acteurs, de la gestion d’actifs à la gestion privée, en passant par les assurances, les mutualistes et les banques en ligne, naturellement sensibilisées. Les organisations redéfinissent leurs architectures, leurs tactiques et leur positionnement omni-canal : elles devront recruter des professionnels capables d’influencer les décisions stratégiques et déployer des actions marketing et commerciales adaptées.

Les métiers en banques d’investissement (ECM, M&A,..) et sociétés de capital investissement, rouages clés de l’économie française, bénéficieront d’un petit appel d’air, suite à des remplacements et à des recrutements ciblés visant la relève générationnelle, phénomène constaté plus globalement au sein des acteurs français et étrangers implantés dans l’hexagone. Dans la même veine, l’émergence d’une nouvelle source de fonds pour les entreprises, la Fintech, va continuer à créer des opportunités pour les banquiers tentés par l’aventure entrepreneuriale.

Thierry Carlier-Lacour, CEO Traditions & Associés Executive Search Consultants

Gestion d’actifs : Le marché a été extrêmement dynamique en 2015. Deux enseignements principaux : d’une part, un certain nombre d’acteurs de taille moyenne ont procédé à des recrutements dans une volonté de diversification et de renforcement de certains métiers (convertibles, emerging market, small & midcaps…). D’autre part, la volonté d’aller chercher des forces commerciales en France et à l’international, notamment sur les plates-formes helvétiques et luxembourgeoises. L’année 2016 devrait suivre la même tendance, avec un renforcement des moyens humains.

Gestion privée : 2015 aura été une excellent année (dans le top 5 parmi les 20 dernières années), avec des remplacements de banquiers privés et de gérants du fait du renouvellement de la pyramide des âges, et la volonté d’aller chercher des compétences dans des secteurs connexes (BFI, corporate finance, activités de marché). Enfin, on constate une redistribution des cartes entre les acteurs avec d’un côté des disparitions (Merrill lynch Julius Baer,…) et de l’autre des acteurs qui se renforcent (ex : Rothschild, Neuflize OBC, Pictet…), tendance qui se poursuivra en 2016.

Jérôme Hacquard, associé gérant du cabinet Singer & Hamilton Executive Search

Capital-investissement : après une année 2015 extrêmement dynamique dans le private equity en termes de recrutement, l’année 2016 elle aussi sera très active avec de belles levées de fonds en perspective. Des besoins devront être comblés à tous les niveaux de séniorité (chargés d’affaires, directeurs de participations, partners), notamment dans les fonds de dette privée et les structures de financement mezzanine.

Fusions-acquisitions : D’après les mandats que nous voyons en préparation, le marché de l’emploi dans les M&A sera sans doute encore un peu plus actif en 2016 qu’en 2015, notamment pour tout ce qui concerne les M&A midcaps. Les recrutements concerneront essentiellement des profils seniors.

Renaud Pechoux, associé du cabinet Themis Executive Search

Gestion d’actifs : Sorties d’une année 2015 très volatile, certaines sociétés de gestion ont tout de même conservé leur politique de développement. L’accent a été donné sur les fonctions commerciales et marketing. Egalement, des sociétés ont complété leurs équipes de gestion diversifiée afin de compléter leurs gammes patrimoniales à destination des conseillers en gestion de patrimoine (CGP).

Pour 2016, les anticipations positives des investisseurs semblent se reposer sur les stratégies d’actions européennes, bien gérées par les sociétés de gestion parisiennes. Cela devrait donc entrainer une poursuite des recrutements de profils marketing/investment specialists et commerciaux afin de promouvoir ces expertises en France et à l’international. A ce sujet, les zones géographiques privilégiées par les Asset Manager restent l’Italie, la Suisse et l’Espagne qui bénéficie d’un bon « recovery » depuis le milieu de l’année 2015.

Enfin, le fort développement, à Londres et plus rarement chez certaines sociétés de gestion à Paris, des fonds de dette incite les protagonistes à recruter des analystes et des gérants dédiés.

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