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Comment les banques françaises font face à la menace terroriste

Les banques prennent la menace terroriste très au sérieux

Les banques prennent la menace terroriste très au sérieux

Vous travaillez dans une banque basée en France et vous vous demandez comment celle-ci protège son personnel et ses clients en cas d’attaque terroriste ? Dans le sillage des attentats du vendredi 13 novembre à Paris et dans l’hypothèse très forte que d’autres attentats soient perpétrés sur le sol français, sachez que vous êtes nombreux à vous poser la question.

C’est pourquoi nous nous sommes intéressés à la stratégie que les banques présentes dans l’Hexagone développaient pour faire face au risque terroriste. Après avoir rendu hommage aux victimes (dont certaines étaient employées dans le secteur bancaire), les banques ont communiqué de façon à rassurer les salariés, certains d’entre eux ayant fait le choix de ne pas se rendre au travail lundi matin.

« En liaison avec les pouvoirs publics, Société Générale maintient son dispositif de sécurité renforcé mis en place depuis les attentats de janvier, et a appelé à une vigilance accrue en vue de la reprise de l’activité ce lundi dans ses immeubles de bureaux et agences », assure la direction de Société Générale dans un communiqué, ajoutant qu’elle « a mis en place une cellule de crise de façon à suivre les mesures de sécurité décidées par le gouvernement français ».

« Les équipes sont mobilisées pour suivre la situation et prendre les décisions nécessaires pour assurer la sécurité de nos clients et de nos collaborateurs », tente de rassurer de son côté Jean-Laurent Bonnafé, administrateur délégué général de BNP Paribas.

Une cible de choix

Les grandes banques françaises que nous avons sollicitées pour leur demander comment elles faisaient face à la menace terroriste se montrent peu disertes.« Nous avons pris des mesures complémentaires de renforcement de la sécurité de nos équipes et de nos différents sites, mais ne faisons pas d’autres commentaires à cette heure », nous indique BPCE. Il faut dire que le sujet est ultra-sensible : aux yeux des terroristes, les banques sont une cible de choix pour la forte symbolique capitaliste qu’elles représentent en tant que multinationales. Tout le monde a encore en mémoire les images du 15 novembre 2013 où un certain Abdelhakim Dekhar avait tiré devant le siège de la Société Générale, fort heureusement sans faire de blessés, avant d’être interpellé.

Pierre-Alber Garcias, salarié de la banque, présent sur les lieux, racontait alors la situation à BFM TV : « on a entendu une première déflagration. Avec l’écho dans les tours, on n’a pas compris tout de suite que c’était un coup de fusil. Je me suis retourné, en face de moi à 10 mètres, il y avait un homme qui rechargeait son fusil pour tirer à nouveau ».

Parer au plus pressé

Au lendemain des attentats, le samedi 14 novembre, des agences bancaires présentes dans les zones d’attaque sont restées fermées, tandis que la sécurité des autres agences a été renforcée, notamment « par filtrage », a déclaré un porte-parole de BNP Paribas. De plus, afin de prévenir toute tentative de piratage informatique, les services de banque à distance « ont été renforcés », a annoncé Société Générale. Autant de mesures qui visent à protéger les trois catégories d’actifs pouvant être visées par la menace terroriste, à avoir le capital humain (le personnel), le capital physique (les infrastructures) et le capital immatériel (l’image de l’entreprise et/ou ses données informatiques).

Mais au-delà des mesures d’urgence pour parer au plus pressé, les banques vont devoir encore renforcer leurs effectifs et leurs équipements en matière de sécurité. Goldman Sachs qui recrute déjà ses agents de sécurité parmi les miliaires et agents secrets pourrait faire des émules en France au regard du contexte actuel.

En outre, les banques qui ont par ailleurs l’habitude de couvrir de nombreux risques pour elles-mêmes et leurs clients (risques opérationnels, risques de marché, risque de réputation,…) vont devoir désormais faire du risque terroriste l’une de leur priorités, sinon LA priorité. Elles devront pour ce faire composer avec les syndicats eux aussi mobilisés, à l’instar de la Fédération FO Banques et Sociétés Financières qui s’est fendue d’un communiqué sur les attentats. Dans ces circonstances, l’union fait la force.

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