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Banques d’investissement : comment faire le bon choix entre les quatre grandes catégories ?

banque

Laquelle de ces quatre options vous tente le plus ?

Il y a banque d’investissement et banque d’investissement. Le simple fait de travailler dans le secteur ne signifie pas que vous avez rejoint une sphère de conformité confondante et d’universalité stratégique. Si toutes les banques sont différentes, on peut tout au moins les répartir en quatre catégories distinctes.

Pour Tricumen, spécialiste de la stratégie en services financiers, les banques d’investissement d’aujourd’hui entrent dans l’une des quatre catégories définies par les tableaux ci-dessous. Soit, en bref : 1) La banque universelle mondiale, 2) la banque d’investissement internationale et la gestion de fortune, 3) un mix de business électronique et de business à forte marge, 4) la banque universelle régionale.

Si aucun de ces modèles ne peut se targuer d’être le bon dans l’absolu, chacun présente cependant des avantages et des inconvénients bien distincts selon les conditions de marché. Voici donc comment Tricumen décrit chacun de ces modèles, quelle banque suit quel modèle et comment elles s’en sortent. Alors, laquelle vous tente ?

  1. La banque universelle à rayonnement international : Bank of America, Citigroup, HSBC et J.P. Morgan

Avantage – L’efficacité – la banque peut utiliser ses équipes informatiques et opérations pour servir les marchés de capitaux (banque d’investissement), les transactions et la banque de financement. On y note une forte présence du cross-selling – où la banque vend aux mêmes entreprises ses services en banque d’investissement, commercial et transactions. Les professionnels de la couverture client en banque d’investissement traitent généralement avec les CEO/CFO, alors que leurs homologues en banque de financement ont plutôt affaire au trésorier ou à son adjoint. Les banques universelles bénéficient également des dépôts des grandes entreprises, qu’elles peuvent utiliser comme capital pour financer leurs banques d’investissement.

Inconvénient – Les banques universelles présentes au niveau international génèrent une multitude de revenus, ont un solide retour sur capitaux propres et une faible volatilité des bénéfices, mais elles peuvent se révéler de véritables monstres de bureaucratie – ce que reflètent les récriminations de leurs collaborateurs.

Exemple d’organigramme

Global universal banking

  1. La banque d’investissement internationale et la gestion de fortune : Credit Suisse, Morgan Stanley et UBS

Avantage – Les banques réunissant banque d’investissement et gestion de fortune sont en position idéale pour optimiser les synergies des deux activités. Les riches CEO avec lesquels traitent les banquiers d’investissement sont redirigés vers les banquiers privés, qui leur vendent des services de gestion de fortune. De la même façon, la banque d’investissement peut être utilisée pour structurer les produits vendus aux clients de la banque privée. Les équipes informatiques et opérations des deux domaines peuvent être mutualisées au bénéfice de l’efficacité. Enfin, les dépôts collectés par la banque privée peuvent servir à financer certaines activités de la banque d’investissement.

Inconvénient – Les revenus de ce type de banque sont généralement inférieurs à ceux des banques du modèle 1 et la volatilité des bénéfices souvent supérieure. Les banques de cette catégorie tendent à être moins enclines au risque et, à l’instar d’UBS, à se désengager du fixed income. Sans oublier que les banquiers d’investissement peuvent se sentir rabaissés par rapport aux banquiers privés – tels ceux de Credit Suisse en Asie.

Exemple d’organigramme

Global investment banking and wealth management

  1. Entre commerce électronique et marges élevées : Goldman Sachs

Avantage : C’est à la fois le plus innovant et le plus intéressant des quatre business models. Il s’agit avant tout d’allier les activités de trading électronique ‘low touch’ à fort volume et les activités à forte marge qui nécessitent plus de capital et impliquent de la banque une prise de risque sur son propre capital – dans le cas d’un ‘investissement principal’. Bien que dans ce modèle, l’essentiel du trading intervienne par le biais de l’informatique, il est absolument indispensable de faire appel à des équipes commerciales ‘high touch’ de haute volée afin de pouvoir traiter les clients complexes et exigeants sur les comptes à forte marge. Les banques comme Goldman Sachs associent ce modèle de banque d’investissement à une structure de banque privée apte à faire rentrer des dépôts et maintenir la force de leur capital.

Inconvénient – Les risques de volatilité des revenus sont élevés. Ce type de business nécessite également une excellente gestion du risque afin de rester en dehors de toute forme de turbulence et de maintenir le pouvoir du capital.

Exemple d’organigramme

Barbell

  1. La banque universelle régionale : Barclays, BNP Paribas, RBS, Société Générale, Standard Chartered et Wells Fargo 

Avantage – Les banques universelles régionales sont très similaires aux banques universelles à rayonnement international. Elles sont efficaces en termes d’organisation et récoltent des fonds des entreprises qui constituent leur clientèle. Leurs ambitions régionales plus modestes peuvent contribuer à réduire la complexité et la bureaucratie à tous les niveaux.

Inconvénient – Que se passe-t-il lorsque la région-cible stagne ou sombre dans la crise économique ? Les choses peuvent se compliquer en cas de concentration trop forte sur une région donnée.

Exemple d’organigramme

regional universal banking

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