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Les changements de carrière les plus fréquents en banque d’investissement

Changements de carrière

Passer en front office après un poste en back office fait aujourd’hui figure de rêve, sorte de réminiscence d’avant la crise et l’affaire Kerviel.

Et pourtant, il est toujours possible de changer son fusil d’épaule pour faire évoluer votre carrière. C’est même la tendance, aux dires des recruteurs et des banquiers qui ont franchi le pas.

  1. D’assistant trader à trader

Révélateur de l’évolution des postes en trading – de plus en plus informatisés ou axés sur les process, ou bien conséquence de l’exode des traders en banque d’investissement vers les hedge funds, les assistants traders se retrouvent de plus en plus souvent promus à des postes de traders.

Martin Lacey, trader FX sur produits exotiques chez J.P. Morgan, en est l’un des exemples, lui qui vient d’être promu après avoir été assistant trader pendant cinq ans, après un passage en risque de marché.

Les recruteurs laissent cependant entendre qu’il est nécessaire, pour accéder à ce type de promotion interne, d’allier une connaissance approfondie du secteur concerné à une reconnaissance incontestable au sein de la banque.

  1. Du trading pour compte propre à la gestion de fonds

Avec la pression des régulateurs, qui forcent les établissements à fermer leurs services de trading internes, les banques d’investissement ont tendance à pousser les traders pour compte vers la sortie. C’est ainsi qu’on a vu des traders seniors lancer une ribambelle de nouveaux fonds spéculatifs, pillant au passage allègrement les rapports qu’ils avaient eux-mêmes rédigés dans leurs précédents postes pour en exploiter les idées. Mais le lancement d’un hedge fund reste risqué et nombre de traders qui avaient fui vers le buy-side sont depuis rentrés au bercail.

Chez Crédit Suisse, on tente de vendre la gestion d’actifs comme alternative viable aux traders pour compte qui envisagent de rejoindre le secteur des hedge funds. Un option qui peut s’avérer intéressante, car, comme nous l’avons mentionné plus haut, les carrières en trading ont tendance à piquer du nez après 30 ans et la gestion d’actifs apparaît comme une carrière stable et de longue haleine.

  1. De consultant chez l’un des Big Four à gestionnaire de projet

Les consultants chez les Big Four cherchent de plus en plus à se réinventer à des postes de gestionnaires de projet auprès des ‘utilisateurs finaux’ dans le cadre de programmes d’évolution ou de transformation, analyse Ben Cowan, directeur du cabinet de recrutement Investigo Change Solutions.

« Ils ont l’habitude de gérer les actionnaires, sont généralement de bons communicants et font avancer les projets. Et ils sont plutôt enclins à se libérer de l’aspect commercial de leur job », ajoute-t-il.

Le salaire n’est pas en reste – les postes de gestionnaires de projet en transformation ouvrent des perspectives de rémunération supérieures à 1.200 £, soit plus de 1.600 €, par jour !

  1. De banquier d’investissement en milieu de carrière à un poste en capital-investissement

Le chemin qui mène des postes d’analystes et associates en banque d’investissement au capital-investissement est l’un des plus empruntés. Devenu très prisé dans le monde au cours des 12 derniers mois, il n’a cependant rien d’une voie à sens unique.

« Aussi surprenant que cela puisse paraître », nous confie sous couvert d’anonymat un recruteur en capital-investissement, « nombre de banquiers d’investissement retournent en sell-side après plusieurs années en capital-investissement. » Conséquence directe : « les sociétés de capital-investissement se tournent de plus en plus vers les ‘associate directors’ ou les VP.

  1. De la banque d’investissement au conseil dans les Big Four

Il fut un temps où les banques d’investissement avaient pour habitude de débaucher des Big Four les experts-comptables fraîchement certifiés pour pourvoir leurs divisions ‘banque de financement’. Aujourd’hui, la tendance s’est inversée face à l’expansion des activités de conseil des Big Four.

Citons par exemple le cas de Paul Staples, ancien senior MD chez BNP Paribas, qui a rejoint Deloitte début juin comme ‘partner’ de la division banque de financement. Un transfert précédé en octobre dernier par celui de James Agnew, ancien président du Corporate Broking chez Deutsche Bank parti chez KPMG, et fin 2013 par celui de Peter Whelan, ex-Rothschild, chez PwC.

S’il y a fort à parier que leur temps de travail n’a pas forcément été allégé, la sécurité de l’emploi apparaît en revanche plus assurée…

  1. Du front office d’une banque d’investissement à une start-up FinTech

Les entreprises techno-financières, plus particulièrement les petites start-up en lien avec la technologie des services financiers, bouleversent le raisonnement des établissements financiers en matière d’informatique. Qu’il s’agisse de nouveaux acteurs ou de solutions plus compétitives –auparavant élaborées en interne, les start-up FinTech prolifèrent, avec à leur tête… d’anciens banquiers d’investissement.

Un avis partagé par l’ancien trader Nikolay Storonsky, fondateur et CEO de Revolut, une de ces FinTech start-up qui a élu domicile à Canary Wharf : « Il y a ici énormément d’anciens banquiers d’investissement de front-office » confie-t-il. « Une grande partie des meilleurs a quitté le secteur. »

A l’instar de Storonsky, Paul Reynolds, 30 ans et ex-trader en fixed income, s’en est allé rejoindre Bondcube, tandis que Stu Taylor, ancien managing director chez UBS, lançait pour sa part Algomi

  1. Du trading à la gestion du risque

Au sein de la banque d’investissement, la gestion du risque cumule plusieurs avantages : rémunérations en hausse, contenu plus intéressant et meilleure exposition donc visibilité. Le trading en revanche est de plus en plus informatisé, n’a jamais été aussi réduit et devient de plus en plus instable. Pas étonnant dans ces conditions que les traders tentent des promotions internes vers le risk management.

Luke Davis, vice-président du cabinet de recrutement Robert Half pour le Royaume-Uni, confirme : « nous voyons aujourd’hui des personnels de front office comme les traders passer sur des postes en middle office ou en risque, où leur connaissance des produits et des process de trading constitue une réelle valeur ajoutée. »

  1. De la gestion de projet informatique à spécialiste transformation

« Une fois de plus, on est face à d’anciens responsables de projets IT qui cherchent à valoriser leur expérience dans le cadre de projets de transformation », raconte Ben Cowan. « Et on parle d’une plus-value salariale de 200 £ / 280 € par jour… »

« Il ne s’agit pas forcément pour eux de se réinventer pour surfer sur la vague de la transformation, mais plus de mettre en avant leur expérience dans la mise en place du changement et leur capacité à communiquer les besoins technologiques », conclut-il.

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