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Les banquiers de KBL ne seront pas la dernière roue du carrosse

Les salariés de KBL peuvent s’estimer chanceux. Dans le contexte actuel, la vente d’une banque privée avec plus 45 millions d’euros d’actifs sous gestion n’est pas chose aisée. Pourtant les prétendants n’ont pas manqué pour la reprise de l’activité de gestion privée de la banque flamande KBC.

Les sociétés de capital-investissment KKR, Julius Baer, ainsi que les banques Crédit Agricole, Société Générale, Barclays et Banco Santander ont été sur les rangs avant de se retirer, mais trois autres prétendants se tirent la corde.

Pour Trends, la famille italienne Agnelli, à travers sa société Exor, recueillerait nettement les faveurs des hauts dirigeants de KBL.

Deux repreneurs solides

La banque brésilienne Safra et le groupe financier indien Hinduja ont cependant proposé les offres les plus généreuses, supérieures à 1,5 milliard d’euros, selon La Tribune.

Mais, dernier rebondissement en date, le groupe bancaire brésilien Safra ne devrait finalement pas faire d’offre, d’après le journal De Tijd de lundi. En effet, le groupe devait probablement pencher pour une reprise partielle de la filiale, ce qui semblerait exclu par KBC.

Un signe positif pour les 2.600 employés de KBL, dont 1.050 sont basés au Luxembourg : la direction de KBC n’est pas prête à faire de compromis sur le front social. Etienne Verwilghen, CEO de KBL, qui avait déclaré il y a quelques mois que les Les conséquences sociales [seraient] prises en compte dans le choix du repreneur a donc tenu parole.

Risque de voir partir les private bankers quitter le navire

De leur côté, les acquéreurs doivent s’assurer du bien-fondé de leur acquisition et que les conditions offertes sont acceptables par les banquiers de KBL. Le risque de voir partir les private bankers avec leur portefeuille de clients est dans tous les esprits. L’activité de banque privée a pris des coups, il faut être sûr de la qualité des actifs de KBL. D’autant que la rentabilité de ces actifs a durablement baissé dans le secteur , soulignait un banquier interrogé par le quotidien Les Echos.

Outre la KBL, qui est présente dans 9 pays européens dont la Belgique, la Suisse, et la France, KBC prévoit de céder ses filiales belges de banque de détail Centea, un dossier beaucoup moins avancé que KBL. “Nous voulons que le processus soit sans risque pour les collaborateurs et les clients”, a affirmé Paul D’Haeyer, le CEO de Centea, qui espère commencer le processus de vente après l’été.

Parallèlement, KBC devrait vendre sa filiale de private equity à Axa Private Equity, associé au groupe d’investissement belge Sofina pour cette opération. KBC Private Equity, emploie une trentaine de personne et gère un portefeuille d’environ 350 millions d’euros (reuters.com).

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