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Quelles sont les compétences IT les plus prisées aujourd’hui en finance ?

compétences IT finance

Les banques ont montré ces dernières années leurs appétences pour l’investissement dans les systèmes d’information. La Banque Postale ne vient-elle pas d’allouer un milliard d’euros pour moderniser son système informatique à l’horizon 2020 ? Les professionnels de l’IT finance ne sont pas pour autant épargnés par les problématiques d’externalisation et de mutualisation visant à réduire les coûts. De cela, il est question à la Banque Postale et ailleurs – prenez Société Générale et son fameux projet Mikado lancé fin 2013, qui a permis l’externalisation d’une partie des back offices de sa BFI auprès d’Accenture.

Dans le même temps, les établissements financiers ne sont plus les seuls à chasser sur les terres des candidats avec une double compétence finance et informatique. Les startups de la FinTech en sont aussi demandeurs. Sur la monétique et la digitalisation des services notamment, les banques en pleine mutation et les startups innovantes recherchent tous des développeurs qui peuvent implémenter de nouvelles applications web et mobile.

En finance, les activités front, middle et back office ont toujours été très consommatrices en développement IT, rappelle Christophe Laville, consultant senior pour la division Banque du cabinet parisien Hudson. « La demande sur ce genre de compétences reste soutenue à présent par les activités de gestion des risques, de compliance et de contrôle interne. Les professionnels en finance de marché jonglent entre cinq à huit logiciels différents. La compilation et l’analyse des données deviennent cruciales à l’heure d’une règlementation forte et d’une gestion des risques accrue », précise ce recruteur.

Dans un tel contexte, il n’est pas toujours évident pour les candidats de se positionner et développer les compétences IT qui correspondent le mieux aux besoins du secteur financier Share on twitter. Pour les y aider, nous avons discuté avec des recruteurs et comparé l’offre et la demande de compétences technologiques – sur la base des CV enregistrés au cours des trois derniers mois sur eFinancialCareers.fr et les offres d’emploi en ligne. Les résultats sont résumés dans le graphique au bas de l’article.

1. C# et C++

Ces deux langages informatiques sont de loin les plus couramment demandés en finance. C’est la base, nous explique Laurent Thienot, consultant en recrutement pour la division IT du cabinet Huxley à Paris : « tous les acteurs de la finance en recherchent de manière récurrente. Il y a certes de nombreux candidats mais finalement les « bons profils », c’est-à-dire des ingénieurs passionnés par le développement connaissant bien la finance de marchés, il y en a finalement assez peu ».

Ces ingénieurs d’études et développement sont demandés partout en front office, en middle office ou dans les équipes de risk management des banques et des grands asset managers qui cherchent notamment à développer des outils d’aide à la décision pour le front office (pricing, booking, analyse de risques…).

2. Java

Java est omniprésent dans les descriptions de postes pour les développeurs en banque d’investissement. Ce langage de programmation peut également provoquer quelques maux de tête aux recruteurs. Il y a en effet là aussi beaucoup de candidats mais la demande est telle qu’il est difficile de mettre la main sur les talents. « Les banques ne sont pas les seules à chercher ces codeurs qui vont les aider à créer leurs modèles de calculs et de projection. Les éditeurs de logiciels type Mysis en sont également friands », indique Alexis Aufauvre, en charge de la practice Banque et Assurance chez Huxley.

Les banques veulent des développeurs Java – et J2EE – pour travailler sur des missions très variées : des programmes de développement d’application rapide en salle de trading aux systèmes de gestion des risques en passant par les systèmes de gestion des ordres, le tout sur un large éventail de classes d’actifs (produits de flux comme dérivés actions).

Bref, si vous voulez travailler dans les systèmes d’information dans le secteur financier, C++ comme Java sont les langages essentiels à maîtriser.

3. Maîtrise d’ouvrage (MOA) / business analysts

La demande accrue de business analysts suggère que les banques adoptent de plus en plus une vision stratégique pour leurs nouveaux projets informatiques. « Les banques ont besoin de réduire leurs coûts, ce qui passe par une modernisation de leur systèmes d’information, rappelle Laurent Thienot. En matière de MOA, elles cherchent précisément des meneurs de projets capables de faire le lien entre l’existant et les développements futurs, ce qui implique d’être fortement connecté aux problématiques business avec une connaissance des produits, des desks ainsi que des problématiques métiers ».

D’où l’intérêt marqué  pour des « change specialists », capables de repenser l’organisation des processus de back office comme des processus de reporting pour répondre à de nouvelles exigences réglementaires.

4. Murex

C’est un plus qui peut faire la différence au-delà des compétences C++ ou Java. Il s’agit moins ici d’être un spécialiste d’un langage ou d’une application que d’avoir une bonne connaissance d’un logiciel financier en l’occurence Murex pour participer à des missions de maîtrise d’ouvrage en front office. Sophis, Summit, Calypso sont d’autres logiciels financiers couramment utilisés.

Les SSII et les cabinets de conseil spécialisés en finance apprécient cette compétence chez les candidats, car cela leur permet de l’intégrer dans leur stratégie commerciale. Cette compétence est également valorisée sur les profils quants. Murex est en effet présente dans les sujets d’analyse quantitative tels que la modélisation de produits financiers ou la conception / validation de méthodes de calcul de risque.

5. Pyhton

C’est un language qui permet de développer des outils analytiques et des modèles quantitatifs pour rendre plus efficientes les stratégies de trading. Il permet également aux développeurs de collaborer en mode projet avec les quants et les analystes en support du front office.

« Python est une technologie de plus en plus demandée par les acteurs de la finance mais reste encore très difficile à trouver parmi les candidats », affirme Alexis Aufauvre chez Huxley. Notre analyse suggère que pour la France, la demande est encore très faiblement explicitée dans les annonces, en revanche l’intérêt des candidats est clair.

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