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Un MBA vous sera plus utile qu’un CFA pour viser le top en finance

MBA carrière finance

Un MBA est le diplôme le plus susceptible de vous conduire jusqu'au top

C’est l’éternel débat : faut-il choisir le CFA ou un MBA pour booster votre carrière en finance ? Share on twitter Les deux diplômes représentent un fort investissement en temps : comptez 325 heures de préparation en moyenne pour chacun des trois niveaux du CFA (au total 3 à 4 ans) et un an voire deux ans pour un MBA. Le premier vous permettra de continuer à travailler en parallèle tandis que le second vous obligera à marquer une pause professionnelle et débourser au passage une petite fortune pour obtenir le tampon d’une des business schools les plus prisées des employeurs en finance.

Sur le long terme, le MBA pourrait être néanmoins l’option la plus payante.

Nous avons regardé notre base internationale de données de CV, en nous concentrant uniquement sur les profils seniors (plus de 10 ans d’expérience) travaillant dans un métier de front office en banque d’investissement. Parmi ces 17.266 CV, nous avons ensuite sélectionné les personnes occupant des postes à responsabilité (managing director) en départageant les professionnels mentionnant le CFA sur un CV et les titulaires d’un MBA. La conclusion est sans appel : 16% des managing directors présentent un MBA contre seulement 7% indiquant le CFA.

Qu’en est-il pour la France ?

Dans les métiers de la banque d’investissement et de financement (BFI), l’écart au sein de l’échantillon de 553 CV est plus notable avec 15% des professionnels dotés de plus de 10 ans d’expérience dans des postes à responsabilité titulaires d’un MBA contre seulement 4% mentionnant un CFA. Ces derniers sont même moins nombreux proportionnellement que les détenteurs d’un PhD (6%). Preuve, s’il en fallait, de l’appétence des établissements français pour les formations académiques pointues, en particulier dans les salles de marchés.

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En finance, c’est dans le private equity que l’obtention d’un MBA semble le plus s’imposer pour ceux portés par des ambitions managériales : 30% des seniors à un poste à responsabilité sont détenteurs du diplôme. En revanche, sans surprise, la gestion d’actifs est le secteur qui valorise le plus la certification CFA : 9% des seniors à des postes de responsabilité le mentionnent sur leur CV. Mais même dans ce secteur, le MBA domine (14%).

Pourcentage de directeurs seniors en France avec un MBA, CFA, PhD ou SFAF, selon les secteurs  

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Conclusion : plus vous aspirez à monter en grade dans la finance, plus vous avez intérêt à investir dans un MBA bien coté (comptez au moins 50k€ en France et jusqu’à 160k$ aux Etats-Unis) plutôt que de passer des centaines d’heures à bucher votre CFA à la maison. Bien sûr, dans cette étude le « CFA » ne signifie pas que le professionnel a réussi les trois niveaux. De même, il peut s’agir de n’importe quel MBA – sachant qu’un MBA de Wharton, de l’INSEAD ou de la London Business School augmentera très certainement vos chances d’être promu managing director.

Pour Nathalie Columelli, ancienne trader, devenue formatrice de candidats au CFA au sein de sa société Finance Training, les MBA forment sur le management et la stratégie, il est donc logique qu’on les retrouve en plus grand nombre au top de la hiérarchie. « Le CFA est avant tout un examen technique, mais qui a le gros avantage d’être global. Parmi les 900 membres du CFA France, qui rappelons-le n’existe que depuis 2000, une cinquantaine de certifiés (l’équivalent de la moitié d’une nouvelle promotion) est recruté chaque année à l’étranger. Ceux qui quittent la France pour Londres, Francfort ou encore l’Asie le font autour de 35 ans, pour des postes de managers donc », relève cette formatrice, pour qui le CFA et le MBA sont complémentaires.

Mobilité horizontale ou verticale

De son côté, Ferdinand Petra, ex-banquier d’affaires aujourd’hui professeur en finance affilié à HEC Paris est convaincu qu’un « MBA reste le diplôme le plus pertinent dans deux cas : 1 – pour un virage de carrière, notamment pour les ingénieurs qui veulent aller en finance ou en conseil en stratégie ; 2 – pour travailler dans un pays ou vous n’avez pas de réseau professionnel ».

A l’inverse du MBA qui est un diplôme généraliste favorisant une mobilité verticale, le CFA est une qualification principalement dédiée aux métiers de la gestion et de la recherche, facilitant une mobilité plus horizontale. « Pour les analystes et les gérants, le CFA fait la différence pour se démarquer sur le marché de l’emploi, car il est très reconnu dans la gestion », juge Ferdinand Petra. En revanche, nos chiffres semblent confirmer la perte de vistesse de la SFAF, concurrent français du CFA.

De fait, le principal atout d’un MBA, c’est le réseau qu’il va vous permettre de tisser. Or « le réseau est un paramètre clé dans la réussite », rappelle ce dernier. Et ce même en France, où les banques françaises n’offrent pas de programme de recrutement spécifique à destination des profils MBA, se satisfaisant globalement des profils grandes écoles.


commentaires (2)

Comments
  1. La Sfaf en perte de vitesse? Mais cela fait quelques années que cette association est “morte” de guerres intestines, de manque de vision et d’incompétences. Et pourtant je suis diplômé du fameux diplôme qui devait être international (c’est une posture pour essayer de concurrencer le Cfa), actuellement à Singapour, aucune de mes relations ici ne connaît le diplôme de la Sfaf.

  2. La Sfaf en perte de vitesse? C’est pour ne pas dire “morte” de ses guerres intestines, de manque de vision et surtout d’incompétences.

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