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Les experts du middle-office, vraies stars du marché de l’emploi en finance

Pénurie de cadres, reprise des recrutements, hausse des salaires… Le programme de la conférence de presse organisée hier par Robert Walters à l’occasion de la publication de son impressionnante Salary Survey 2011 (400 pages!) était alléchant.

Sur le 4e trimestre, nous sommes passés quasiment du simple au double en termes de volume de recrutement , a lâché Antoine Morgaut, CEO de Robert Walters pour l’Europe continentale, en introduction de sa présentation. De quoi définitivement happer l’attention des journalistes présents. Cette accélération du marché de l’emploi justifie, au passage, la politique expansionniste du cabinet en France et en Europe.

Exit le front-office en France

Rapide coup d’ceil sur le communiqué : Les derniers secteurs à renouer avec leurs précédents niveaux d’embauches sont les métiers de la Fusion/Acquisition et le front-office de la finance . L’excitation est à son comble… puis retombe.

En réponse à une question d’une journaliste sur ce point précis, Antoine Morgaut tranche : La reprise des embauches est réelle sur ces secteurs, mais elle ne concerne pas vraiment le marché français. Il n’y a quasiment plus d’emplois en front-office en banque d’investissement en France. Les traders, c’est un marché epsilonesque !

Voilà pour la mauvaise nouvelle. La bonne ? En France, elle concerne encore et, j’ose dire toujours, les professionnels du middle-office (aussi bien en banque d’investissement, en gestion d’actifs qu’en banque de détail). Ces derniers vont continuer à profiter de la reprise, bien plus que leurs collègues du front-office donc.

Les spécialistes des risques, toujours autant en vogue

En raison des nouvelles mesures réglementaires, l’ensemble des professionnels du middle-office ont suscité une forte demande sur le marché, et cette tendance devrait se poursuivre en 2011 , peut-on lire dans l’étude.

Attention tous les profils ne se valent pas. Les experts conformité et risques prolongent leur idylle avec les recruteurs. Dit autrement : en 2011, les institutions financières auront des besoins croissants sur les fonctions de contrôle pour s’assurer qu’ils sont en règle avec les nouvelles obligations réglementaires. Par conséquent, nous anticipons une plus grande activité en matière de recrutement sur le middle-office, avec un intérêt marqué pour les spécialistes des risques et de l’infrastructure , renchérit l’étude.

Du coup, la fonction de risk manager figure parmi les rares métiers (aux côtés de l’asset manager et de l’analyste quantitatif) à voir sa fourchette de rémunération fixe progresser en 2011, comme l’indique le tableau ci-dessous (attention, il s’agit des niveaux de salaire fixe uniquement, la partie variable n’est pas incluse).

commentaires (8)

Comments
  1. c’est quand même hallucinant de voir que c’est la fonction broker & sales tous niveaux d’expérience confondus qui gagne le plus …à croire qu’il y a une prime à la médiocrité héhéhéhé

  2. de toute façon tout est fait pour que les traders aillent ailleurs que dans des banques

  3. C’est pas très clair comme grille de lecture s’agit il uniquement du salaire fixe ou du package comprenant la participation et tout ce qui va avec dans le milieu bancaire et financier ?

  4. De l’audit gagne mieux que du M&A ?

  5. @ Sam et Alex
    Attention, j’insiste, les chiffres indiqués dans l’étude comprennent le salaire fixe uniquement (les bonus et avantages sont exclus des fourchettes indiquées).

    En outre, ces chiffres reflètent le marché de l’emploi à l’embauche, ce qui signifie qu’ils se basent sur les candidats mobiles et non les professionnels en poste.

    Julia Lemarchand, responsable éditoriale Répondre
     
  6. J’ai 46 ans, et même pour la moitié de ce salaire je ne trouve pas (trop senior)

  7. J’hallucine devant les package annoncés…ai travaillé en banque d’investissement et n’ai jamais eu le 1/3 de ce cette grille…Que dire aujourd’hui, ancien trader, reconverti dans l’asset management comme rcci, middle office, analyste marchés…ces sommes qui pourraient laissées “rêveurs” sont encore bien loin de la réalité pour une petite pme de l’asset management…

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