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Preuves que ça bouge sur le marché français de l’emploi en finance

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Vous avez du mal à croire les cabinets de recrutement ou les chasseurs de têtes lorsqu’ils parlent de « reprise » des embauches ? Vous doutez de la sincérité des prévisions de recrutement des établissements financiers ? Eh bien, voilà quelques chiffres qui devraient vous rassurer sur l’état du marché de l’emploi, un malade certes mais en convalescence. Trois études publiées hier vous le prouvent.

Les embauches dans les activités financières et d’assurance à la hausse

Les statistiques de l’Acoss, la caisse nationale des Urssaf (difficilement plus fiable), font état d’une hausse des déclarations d’embauches de plus d’un mois de 4,1% dans les activités financières et d’assurance au 3e trimestre par rapport à la même période l’an passé. Tous secteurs confondus, cet indicateur affiche une baisse de -2,7% sur un an.

Petite ombre au tableau : après un premier trimestre très prometteur, la reprise semble marquer le pas, en particulier sur les trois derniers mois où les embauches sont en léger repli (-1,4%) par rapport au 2e trimestre. Le seul contexte estival et le ralentissement naturel des recrutements au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la période de distribution des bonus suffisent-ils à expliquer ce freinage ? Une directrice du recrutement d’une banque française d’investissement et de gestion de capitaux nous a indiqué que le bouclage des prévisions de recrutement pour 2015 pour son établissement s’était déroulé la semaine dernière dans un contexte de marché sous tension : « les chiffres n’ont pas été d’emblée révisés à la baisse mais nous n’excluons pas le report ou le gel de certaines embauches dans les prochaines semaines », a-t-elle confié.

Selon l’Apec, les entreprises de la banque-assurance se montrent malgré tout plus volontaristes que la moyenne : 69% d’entre elles prévoient de recruter au moins un cadre au 4e trimestre 2014 (contre 51% tous secteurs confondus), des déclarations en hausse de 8 points en un an. La principale raison invoquée est le remplacement des départs, devant le développement de l’activité.

Les fonctions financières ont le vent en poupe

La finance d’entreprise se porte bien voire très bien, à en croire les chiffres l’Apec. En effet, plus d’une entreprise sur 3 prévoit de recruter des cadres sur des fonctions gestion-finance-administration sur le dernier trimestre de l’année. D’ailleurs, la croissance des offres sur ces postes a été plus de deux fois plus élevée que sur la moyenne toutes fonctions confondus sur un an, que l’on prenne une base mensuelle (septembre) ou trimestriel (3e trimestre). Pas étonnant que le cabinet de recrutement Robert Half évoque à leur sujet une « recrudescence des créations de postes ces derniers mois » et un « marché durablement porteur » dans sa nouvelle étude de rémunération.

Le mois dernier, la demande a été particulièrement élevée pour les fonctions Finance, trésorerie (+41 %), Droit, fiscalité (+25 %) et Contrôle de gestion, audit (+21 %), selon l’Apec.

La finance, un secteur innovant

Autre étude, autre nouvelle encourageante : les activités financières et d’assurance se montrent toujours plus innovantes. Selon l’Insee, c’est même l’un des secteurs les plus innovants en France. Ainsi, 67 % des sociétés de ces secteurs ont « innové » entre 2010 et 2012, selon l’étude de l’Insee. En outre, l’industrie financière fait partie des rares secteurs à voir son taux d’innovation technologique et non technologique (en organisation ou en marketing par exemple) progresser alors qu’ailleurs il a tendance à rester stable.

Est-ce une bonne nouvelle pour l’emploi ? Par forcément lorsque l’on sait que la digitalisation en cours dans la banque de détail, par exemple, va détruire des milliers emplois. L’innovation peut néanmoins contribuer à une meilleure compétitivité des établissements financiers français et aussi à créer de nouveaux emplois à forte valeur ajoutée – le dynamisme des FinTech en France en est la preuve. Ce qui est de bon augure dans une période où les grandes banques ne sont plus créatrices d’emplois en France : leurs effectifs ont continué de baisser l’an dernier (-1,6%) pour la deuxième année consécutive.


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