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Le Luxembourg se porte bien. Oui, mais ?

Les établissements de crédit luxembourgeois enregistrent, dans la continuité des années précédentes, une hausse des emplois de l’ordre de 374 unités en ce premier trimestre 2008. Le ciel est donc toujours bien bleu sur notre territoire. Attention toutefois aux nuages venus de l’ouest…

Avec 26 513 personnes employées au 31 mars 2008, le secteur bancaire luxembourgeois accuse une fois de plus une embellie de quelque 1 336 emplois nets sur un an et 374 au premier trimestre de cette année. Ces données laissent pour le moins songeur, compte tenu notamment de la crise du subprime qui a heurté de plein fouet nombre de places financières internationales. Les explications ? Jean Meyer, président de l’ABBL (Association des banques et banquiers, Luxembourg), en voit deux majeures. D’une part, il considère que les activités de notre place financière sont assez éloignées de l’investment banking, qui est tout particulièrement vulnérable en ce moment . D’autre part, il estime que la taille des banques établies au Luxembourg n’est en rien comparable avec les grands établissements internationaux qui semblent avoir investi massivement dans les produits collatéralisés.

Toujours est-il que le Luxembourg reste tributaire des aléas internationaux et que si restructuration il y a au niveau de grands groupes, des répercussions non négligeables pourraient se faire sentir au niveau des filiales et succursales établies au Grand-Duché. L’Aleba, syndicat majoritaire du secteur financier, déplore d’ailleurs, durant ce second trimestre 2008, la restructuration de la banque islandaise Glitnir (16 employés sont concernés), un plan social au sein de la Banca del Gottardo (10licenciements) et la fermeture de la filiale d’American Express Financial Services (33personnes sur la sellette).

Mais des dires du président de l’ABBL : Si certaines banques restructurent, cela n’a rien à voir avec le subprime et de conclure sur une note résolument optimiste : Compte tenu des champs d’activités de notre secteur financier, combinés à la pénurie structurelle de main-d’ceuvre dont nous souffrons, des vagues de licenciements telles que Wall Street les craint sont inconcevables au Luxembourg.

commentaires (3)

Comments
  1. Les americains devraient plus lire La Fontaine : quand on est grenouille il faut savoir le rester plus que d’exploser en voulant devenir boeuf

  2. Le Luxembourg c’est Kirikou : petit mais vaillant !

  3. Je ne partagerai pas l’avis de Meyer, une crise comme celle que vit actuellement le secteur bancaire ne peu plus de nos jours epargne notre pays.
    Le fait que nos banques soient plus petites et peu portees sur l’investment banking ne fait que reduire et retarder le phenomene mais ne saurait le prevenir.

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