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Quel genre d’étudiant est « summer analyst » chez Goldman, JPM ou Deutsche Bank ? 

Identification des caractéristiques des "summer analysts" en banque d'investissement

Identification des caractéristiques des "summer analysts" en banque d'investissement

Quel genre de personne parvient à être « summer analyst » (alias « stagiaire d’été ») au sein de l’une des trois plus prestigieuses banques d’investissement ? Bon, c’est forcément quelqu’un d’un peu spécial – 98% des candidatures à des postes juniors chez Goldman Sachs sont rejetées. Mais spécial comment ? Nous avons examiné les profils des membres qui composent les classes d’analystes de cette saison pour en savoir plus.

1 – Les étudiants des meilleures universités

Les grandes banques aiment cibler les grandes écoles et les universités les plus réputées. C’est plus sûr ainsi. JPMorgan Cazenove a choisi notamment pour son ‘summer programme’ en banque d’investissement Jack Weston, un diplômé du premier cycle d’Oxford. Elle a également sélectionné James Roberts, un étudiant en physique d’Oxford comme analyste sur son desk de trading sur les marchés émergents. Goldman Sachs a embauché Kingsley Walker, un étudiant en économie de la London School of Economics (LSE) comme ‘summer intern’. Chaque année, il y a un profil qui dénote comme Ole Bjørn-Kolbæk, en stage cet été chez Goldman Sachs, il a étudié la comptabilité à l’Université de Hull au Royaume-Uni, mais prépare désormais un Masters à la Copenhagen Business School.

2 – Des étudiants avec les meilleures notes

Pas la peine de postuler pour un poste en front office au sein d’une grande banque d’investissement si vous n’avez pas le genre de dossier scolaire à faire pâlir la moindre bête de concours. James Roberts chez JPMorgan a décroché quatre A* à son A-Level (équivalent britannique de notre Baccalauréat) et dix A* à son GCSE. Sara Eskola, une étudiante du King’s College et analyste cet été chez Goldman Sachs, a obtenu une bourse de recherche en mathématiques et en physique. Christian Kilin, stagiaire chez JPMorgan et étudiant à la Warwick University, a obtenu une distinction quasi-parfaite dans l’équivalent autrichien du baccalauréat.

3 – Des jeunes qui ont montré une aptitude à  créer et participer à des associations d’étudiants

Les stagiaires de cette année ne sont pas le genre d’étudiants qui reviennent de la bibliothèque et perdent leur temps à jouer à Candy Crush. Christian Kilin est le co-fondateur de l’ « Austrian Society » de l’Université de Warwick. Sara Eskola est présidente du club de rugby féminin du King’s Collège. Benjamin Harvey, analyste cet été au sein des activités de banque d’investissement de Deutsche Bank aux États-Unis, est membre de l’Alpha Kappa Psi, l’unes des plus anciennes « fraternités » étudiantes américaines, et de l’association finance de son université.

4 – Des étudiants occupant des postes de direction dans les clubs finance de leur université

Être un membre du club Finance de votre école n’est pas indispensable, mais ça aide, surtout si vous occupez des fonctions de direction dans cette structure. Prenez Jack Weston en stage chez JPMorgan, il est président de CapitOx, le club finance de l’Université d’Oxford. James Roberts également chez JPMorgan était lui aussi à la tête de CapitOx en 2012. Ole Bjørn-Kolbæk était à la tête de Financelab, la plus grande associations d’étudiants inter-université au Danemark pour les étudiants se destinant à des carrières financières. Christian Kilin a été, de son côté, président de l’Economics Society de l’Université de Warwick. Coral Hall-Casserly, une stagiaire dans le département de vente de crédit de JPMorgan est à la tête de la Warwick Banking and Finance Society.

5 – Des étudiants qui ont déjà été en stage en banque, plusieurs fois

Nous avions déjà constaté cette tendance, il est de plus en plus commun pour les étudiants d’avoir non pas un ou deux mais de nombreux stages à leur actif avant de décrocher un emploi à temps plein. Benjamin Harvey, cet été à la Deutsche Bank, a déjà fait un stage chez Emory & Co LLC, une boutique M&A. Pour sa part, Kingsley Walker Sachs a déjà été summer analyst chez JPMorgan avant de rempiler cette année chez Goldman. Sara Eskola (également cet été chez Goldman Sachs) a réalisé un précédent stage au sein de RBC.

6 – Des habitués des « sping weeks »

Si vous ne savez pas ce qu’est une « spring week » dans la banque d’investissement, il est grand temps de vous familiariser avec ce terme. Quasiment tous les summer analysts de la saison 2014 à Londres ont réalisé des « spring weeks ». La plupart d’entre eux ont même suivi plusieurs formations dans plusieurs établissements – à chaque fois une semaine d’introduction aux métiers bancaires réservée aux étudiants en première année.

7 – Des personnes déterminées à travailler dans le secteur bancaire pour toujours

Si vous voulez travailler en banque d’investissement aujourd’hui, il n’est pas de bon ton de faire part de votre intention de faire beaucoup d’argent afin de pouvoir prendre une retraite anticipée. Vous devez vous engager sur le long terme, ou au moins en donner l’impression : « Je m’efforce d’acquérir l’ensemble des compétences nécessaires à la réussite d’une longue carrière dans la finance », lit-on ainsi dans la présentation de Ole Bjørn-Kolbæk.

8 – Des candidats avec de beaux noms d’employeurs (autres que bancaire) sur leur CV

Si vous n’avez pas déjà réalisé de stages dans le secteur bancaire, vous pourrez probablement compenser avec des expériences ailleurs comme, au hasard, McKinsey & Co, l’un des acteurs leaders du conseil en stratégie. C’est le cas de Ole Bjørn-Kolbæk, qui a travaillé un an comme réceptionniste chez McKinsey au Danemark, et de Christian Kilin, qui a participé à une « insight week » au sein de ce même cabinet.

9 – Des profils très cosmopolites

À Londres en particulier, c’est la norme pour les analystes d’été d’être non-Britanniques. Les universités allemandes comme la WHU Mannheim sont des terrains de chasse privilégiés pour les grandes banques d’affaires, tout comme la Warsaw School of Economics. La London School of Economics fournit également un flux de stagiaires chinois et asiatiques étudiant à Londres, et parlant couramment le cantonais ou le mandarin.

10 – Des jeunes qui savent comment tourner un petit boulot en une expérience extraordinaire

Est-ce problématique de mentionner sur un CV un certain nombre de petits jobs ? Pas du tout – à condition de savoir les mettre en valeur. Oliver McLintock, actuellement analyste chez JPMorgan, poste obtenu après un stage d’été l’an dernier, a passé du temps à travailler dans une boutique de cadeaux à Knebworth House. Il s’est cependant montré très précis sur ses réalisations, soulignant qu’il a largement contribué à ce que ce petit commerce devienne rentable, en servant 200 clients par jour, et en encaissant autour de 1.000 livres sterling quotidiennement.

En d’autres termes, ces jeunes gens sont des personnes sachant tirer le meilleur parti de leurs expériences – même de petits boulots dans un café ou dans une boutique de souvenirs en vendant des affiches désuètes de concerts de rock.

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