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La demande en administrateurs de fonds ETF ne faiblit pas

L’encours sous gestion des Exchange Traded Funds (ETF) et des Exchange Traded Products (ETP) devrait augmenter de 20 à 30 % par an dans le monde au cours des trois prochaines années, pour atteindre environ 2 000 milliards de dollars d’ici le début 2012, d’après une étude du groupe BlackRock. L’ensemble du secteur s’est développé en 2010 et, d’après nos estimations, cette progression devrait se poursuivre en 2011 , déclare Deborah Fuhr, Directeur de la Recherche et Stratégie ETF monde de BlackRock (Next Finance).

Au niveau mondial, le secteur des ETF et ETP représentait, au 31 décembre 2010, 3 503 produits, 7 311 cotations et des actifs sous gestion de 1 482 milliards de dollars, pour 168 fournisseurs sur 50 places boursières. Niveau européen, Dublin devance le Luxembourg dans les statistiques. Il est vrai que l’industrie s’est un peu concentrée sur l’Irlande, car ce type de produit a toujours eu tendance à aller dans un environnement anglo-saxon dont il est, du reste, originaire , note Rafik Fischer, Managing Director de la division Global Investor Services chez KBL.

Des besoins bien réels

Pourtant, le Grand-Duché ne manque pas d’atouts, loin s’en faut. Déjà numéro un en matière de fonds traditionnels de type Ucits, le Luxembourg dispose d’une panoplie de profils expérimentés. L’expertise de métiers tels que l’administration de fonds, la banque dépositaire, l’agent de transfert, mais aussi les métiers connexes comme avocats ou auditeurs, sont déjà là , indique Marie-Elisa Roussel, associée chez PricewaterhouseCoopers Luxembourg (Paperjam.lu). Il ne reste plus, en quelque sorte, qu’à dupliquer cette expertise aux fonds ETF.

À la fin 2009, l’industrie des ETF à Luxembourg comportait 9fournisseurs gérant 32,5milliards d’euros pour le compte de 12marchés financiers, d’après les derniers chiffres de l’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement (Alfi), qui a dédié un groupe de travail spécifique aux ETF. Nous sommes très enthousiastes quant aux perspectives de croissance future sur ce segment de marché , commente Marty Dobbins, responsable de l’activité des services d’investissement de State Street au Luxembourg qui emploie plus de 820 collaborateurs.

Dénicher la perle rare

Mais trouver les bons candidats pour travailler sur ces fonds indiciels cotés, également appelés trackers, est loin d’être une sinécure. C’est une fonction exigeante : les ETF ont des caractéristiques opérationnelles propres qui nécessitent une expertise spécifique dans le capital humain et les systèmes, et cette expertise est encore relativement difficile à trouver , explique Patrick Kelly, senior manager chez le cabinet de chasse irlandais Search & Selection.

C’est encore plus vrai au Luxembourg, où selon David Shacklock, directeur général du cabinet de recrutement Euro London Appointments, il est de plus en plus difficile de trouver le personnel adéquat . Et pour cause : le pays est confronté à une pénurie de talents après le retour dans leurs pays d’origine d’un nombre important de travailleurs pendant la crise économique. Notamment en Irlande où un certain nombre d’administrateurs de fonds ayant remporté des mandats lucratifs ETF étoffent en conséquence leurs équipes , poursuit Patrick Kelly.

Si, au niveau junior, les entreprises se montrent encore réticentes à casser leur tirelire pour attirer ceux qui ont une expérience dans les ETF, ce n’est pas le cas pour les fonctions d’encadrement où elles sont prêtes à faire un effort. Ainsi, selon la dernière étude de rémunérations 2011 publiée par le cabinet Robert Walters, un directeur administrateur de fonds à Luxembourg avec 10 ans d’expérience peut espérer toucher plus de 110 k€ par an (hors primes).

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