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Goldman Sachs fait du ramdam à Londres

Depuis l’annonce de la mise en place d’une taxe de 50% sur les prochains bonus, Londres a perdu de sa superbe. Dans les pires cauchemars des défenseurs de la City personne n’avait pourtant osé imaginer la fuite d’une institution telle que Goldman Sachs. Dans un bras de fer engagé contre le gouvernement britannique, la firme menace de quitter le Square Mile, selon le Daily Telegraph. Une équipe interne à la banque est chargée d’examiner les différentes options pour les 5.000 employés londoniens, y compris le statu quo. Les équipes les plus susceptibles d’être transférées sont celles relevant des activités de trading pour compte propre, qui pourraient s’implanter à Genève, de même que le trading sur le marché des changes et l’ensemble des activités de back-office.

Ce projet encore hypothétique constitue un nouveau revers pour le gouvernement de Gordon Brown après que le Financial Times a indiqué fin décembre que JPMorgan envisage la possibilité de mettre fin à son projet d’installation d’un nouveau siège européen à Londres.

La probabilité que Goldman quitte La City est mince selon les observateurs. Si l’on en croît le quotidien gratuit City A.M distribué ce matin dans les quartiers d’affaires londoniens, Goldman Sachs envisagerait plutôt de rester et payer la totalité des bonus promis à ses employés londoniens. Pour ne pas punir ses salariés, la banque serait en effet prête à augmenter les bonus de sorte de prendre à sa charge les 50% de taxe. Le total des bonus payés s’élèverait alors à 2 milliards de dollars et un milliard serait reversé au Trésor, selon le journal. Une manceuvre qui ne satisfera pas non plus le gouvernement britannique qui comptait sur cette taxe pour réduire le montant des bonus les plus extravagants, largement dénoncés par l’opinion publique.

Décidemment chez Goldman, on n’est pas à la fête. Après avoir essuyé de
nombreuses attaques de la presse en 2009, la banque la plus profitable du monde s’est vue détrônée, après douze ans de règne, par sa consceur Morgan Stanley, qui s’est emparé en 2009 du titre de première banque d’affaires dans le monde, selon le dernier classement établi par Thomson Reuters.

commentaires (4)

Comments
  1. Julia,

    “Londres a perdu de sa superbe”, n’exagerons rien. Les menaces de delocalisation sont uniquement politiques. Le fututr reside bien plus dans la structuration opaque des remunerations, les juristes travaillent d’arrache pied! Les bonus ne seront plus du salaire mais de la facturation de societe offshore.

    Tout ceci n’est que pour essayer d’eteindre les feux populistes horripilants.

  2. De grâce, Mr Bobysson, n’appelez pas populisme ce qui n’est que préoccupation de bonne gestion.

    Ces pratiques de rémunération doivent cesser, simplement parce qu’elles deviennent progressivement une menace à l’ordre public.

  3. Tout a fait d accord avec Rohan,
    Ce debat est sterile entre d un cote une ferveur populiste qui s acharne contre le Monstre-Capitalisme et de l autre des banquiers payes des millions de dollars pour justement trouver des schemas d ingenierie financiere assez compliques pour garder l equation des bonus inchangee. la bipolarite du monde contemporain : les bons et les mechants, les pauvres et les riches,… Make your choice.

  4. Je n’y crois pas une seule seconde au fait que les dirigeants n’ont pas été avertis. Tout ceci est de la comédie entre dirigeants et politiques. Le gouvernement britannique n’aurait jamais pris une décision aussi grave tout seul, les banques étaient au courant et ont accepté à mon avis, quitte à faire croire à l’opinion qu’elles veulent partir et tout ça mais elles resteront car elles ont dû s’engager, lors des discussions secrètes avec le gouvernement UK.

    On essaie de tromper le peuple aveuglé et alliéné mais tout est bien organisé, c’est sûr. La City ne peut prendre un tel risque, Londres ne sera rien sans ses banques. Tout n’est que comédie, tout va continuer comme avant.

    Concernant Morgan Stanley, elle est passée première en chiffres des M&A mais pas “en tout”. Il faut être précis, Goldman Sachs est toujours la première sinon.

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