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Ce qu’un candidat sans emploi doit ABSOLUMENT éviter…

Si le candidat apparaît abattu, défait, ce n'est pas bon signe !

Si le candidat apparaît abattu, défait, ce n'est pas bon signe !

C’est l’une des gymnastiques les plus acrobatiques qui soient : être sans emploi et en quête désespérée d’un poste et, dans le même temps, apparaître sûr de soi, sans susciter la pitié. Malheureusement, savoir se défaire de cette réalité négative est aussi important que difficile, et pas seulement auprès des RH chargés du recrutement. Vous devez également rester vigilant avec les consultants en recrutement.

Premier barrage : l’email qui accompagne le CV

La principale raison pour laquelle ces derniers s’abstiendront de transmettre votre CV à leurs clients alors même que votre profil répond aux exigences d’un poste, c’est lorsqu’ils pensent que cela créera une atteinte à leur propre image. Vous devez garder en tête que la réputation d’un recruteur se construit sur la qualité des candidatures qu’il soumet à ses clients.

Les candidats moyens seront représentés par des recruteurs moyens, qui échouent à décrocher les meilleurs mandats. C’est un fait, aussi bien pour les cabinets mandatés que pour les chargés de recrutements à l’interne.

Le mauvais chasseur de têtes risque de perdre ses « fees » si les candidats qu’ils présente ne sont pas à la hauteur, tandis que la menace d’un licenciement ou d’une mobilité non désirée pèse sur un chargé de recrutement jugé incompétent.

Montrant un email d’un candidat sur son écran qui débute son message par « à la recherche d’un emploi depuis…» avant de décrire en long et en large son parcours en un bloc compact, un chasseur parisien tranche : « ça commence mal, et ça va de mal en pis, je ne peux pas me permettre d’envoyer ce candidat chez un client même si ses compétences sont intéressantes. Je n’ai d’ailleurs même pas envie d’ouvrir son CV… »

L’attitude fait in fine la qualité du candidat

Autre cas, autre candidat, la première approche est convaincante. Qu’est ce qui retiendra alors les recruteurs ou les RH de soumettre une candidature respectivement à ses clients et à ses collaborateurs ? D’abord, si le candidat n’inspire pas confiance – et ce quelle qu’en soit la raison (ce principe bien entendu fonctionnant dans les deux sens).

Et encore, si le candidat apparaît abattu, défait. Les candidats découragés par une longue recherche d’emploi, et surtout ceux qui expriment une forme de frustration voire de cynisme échouent en rendez-vous ou en entretien.

Mettez-vous à la place du recruteur. Vous seriez, vous aussi, à la recherche de professionnels qui inspirent confiance, tout spécialement au sein de l’industrie financière. Aussi, on ne recommandera jamais assez aux candidats de montrer leur meilleur visage à toutes les étapes du processus d’embauche, y compris au cours d’une conversation informelle avec un recruteur ou en interne avec un RH. L’attitude est clé.

« À ce stade, je suis prêt à… »

Les recruteurs se montrent particulièrement sensibles aux signaux d’alerte à commencer par les remarques sur un marché de l’emploi capricieux, sur les difficultés à trouver un poste… Même si cela est vrai et compréhensible à l’heure actuelle, les employeurs ne ciblent pas moins pour autant les candidats qui leur apparaissent désirables.

Par conséquent, ce qui rebute le plus les recruteurs aujourd’hui c’est lorsque les candidats – généralement en réponse à la question du poste qu’ils recherchent – commencent leur phrase par : « à ce stade, je suis prêt à… ». Peu importe ce qui suit – « faire 150km pour aller travailler », « déménager », « s’expatrier », « accepter une réduction de salaire de 200% »…

Non seulement, la phrase transpire le désespoir. Pire : elle fait craindre aux recruteurs l’avenir. Qu’adviendra-il lorsque le marché de l’emploi s’améliorera, ou si une autre opportunité se présente au candidat un mois plus tard ? « À ce stade », vous serez susceptible de changer votre fusil d’épaule, coupant l’herbe (entendez les « fees », la crédibilité…) sous le pied des recruteurs et des chargés de recrutement.

Ne voyez aucun mal à accepter une offre en-deçà de vos capacités ou de vos ambitions, surtout si cela offre une solution censée à court-terme. Simplement ne l’exprimez pas à haute voix à votre interlocuteur, et ce à n’importe quel moment du processus de recrutement.

Crédits : PeopleImages

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