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Les banquiers gagnant plus d’un million d’euros, espèce en voie de disparition en France

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Fin de semaine dernière, le régulateur européen du secteur financier (EBA) a publié son nouveau rapport sur les financiers les mieux rémunérés en Europe. Voici ce que l’on en a retenu :

1) Il n’y a qu’un seul endroit où aller en Europe si vous voulez gagner plus d’un million d’euros

Si vous êtes dans l’UE et que vous cherchez la place financière la plus susceptible d’offrir un emploi en banque d’investissement qui paye 1 million d’euros ou plus, le seul graphique auquel vous devez vous intéresser est celui-ci.

Oui: il faut aller à Londres.

Répartition géographique des banquiers d’investissement gagnant plus de 1 M € dans l’UE (2012)

EBA high earners 1 pdf

Source : EBA

2) La France a perdu ses “millionnaires” (au profit de la City ?)

Le nombre de banquiers ayant touché plus d’un million d’euros par an a continué d’augmenter depuis 2010 à la City, passant de 2.525 à 2.714 professionnels l’an passé, alors que dans le même temps en France ce chiffre a baissé de près de 40%. Une situation qui concernait en France « plus que » 177 banquiers en 2012 (en léger rebond néanmoins sur un an avec 15 “high earners” supplémentaires). La multiplication des transferts de banquiers d’investissement de Paris vers Londres ces dernières années expliquent probablement une part de cette évolution. 

3) Prochain « Bonus Cap » : Les banquiers français sont peut-être ceux qui auront le plus à perdre

Autre riche enseignement de cette étude : les banques françaises aiment payer de larges bonus à leurs banquiers les plus méritants. Le variable pour les banquiers les mieux payés en France représente 83% de leur rémunération totale, c’est le pourcentage le plus élevé des pays de l’UE. Autrement dit, le bonus représente près de 5 fois le salaire de base de ces banquiers en France, contre 3,78 fois à Londres.

Et ceci risque de poser un vrai problème au vu de l’application l’an prochain de la nouvelle règle européenne de plafonnement de la part du variable à deux fois maximum le montant du fixe.

Quatre options s’offrent aux banques françaises : 1) Elles augmentent largement la part du salaire fixe de leurs banquiers vedettes (ce qu’en milieu d’année elles étaient encore largement réticentes à faire) 2) Soit elles décident de ne pas le faire et choisissent de transférer certains collaborateurs en dehors de l’UE, où ce “bonus cap” n’existe pas 3) Elles peuvent aussi décider d’augmenter les fixes mais ailleurs qu’en France tout en restant dans l’UE (i.e. Londres), où l’augmentation des fixes est davantage assumée notamment pour des raisons fiscales 4) Dernier choix : le statut-quo mais elles prennent le risque de voir partir leurs « meilleurs » éléments… Quoi qu’il en soit, la vie de ces “high earners” français semblent désormais de plus en plus se dessiner à l’étranger.

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